ZENITH       NADIR

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PIETON VOYAGEUR

 

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GEOLOCALISATION, PIETON VOYAGEUR,  OPERATION DU SAINT-ESPRIT, ZENITH/NADIR, GLOSSAIRE.

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LUMIERES ET TENEBRES

e baroque fait œuf et perle, questionne la dualité et son essentiel, invente une gémellité féconde entre Venise la byzantine et Constantinople la flamboyante, lumineuses à l’excès à travers l’Italie, la France et toute l’Europe. De cette hyper concentration (des arts, des techniques et des découvertes), apparaît un Compendium de l’Espace/Temps par ses explorateurs (Colomb, Magellan, Cartier, Vasco de Gama…), ses arts (Léonard de Vinci), son architecture, ses inventions technologiques (Sextant) … — un Soleil paradoxal dans le Versailles de Louis XIV, miroir et reflets d’un rayonnement Absolu avant son déclin puis sa chute à en perdre la tête (Louis XVI…). Un Zénith et un Nadir dans toutes leurs correspondances contraires, microscopiques et macroscopiques pour une Parole et son langage interrogeant le sujet, son genre et son nombre dans un jeu d’ombre et de lumière.

 

                                                                           

SECRETAIRE A CYLINDRE LOUIS XV

 

ans ce creuset d’Histoire, il suffit de lire le ciel et ses constellations, quelques figures y scintillent puis s’oublient et renaissent, révélant un monde Autre. Ainsi le « secrétaire à cylindre » dont le Roi Louis XV charge en 1760 Jean-François Oeben, maître-ébéniste à l’Arsenal royal, d’en exécuter la réalisation et qui deviendra plus tard le « Bureau du Roi » dans toute son architecture minutieuse. L’objet excite l’imagination. La rotation d’un quart de tour de la clef déverrouille l’abattant et l’ensemble des tiroirs, permettant à l’encre et au papier d’être rechargeables à l’aide de petites trappes dissimulées sur le côté sans que les domestiques n’aient à ouvrir le meuble. Quatre tiroirs disposés par pairs de chaque côté favorisent l’ouverture de l’abattant donnant accès à six tiroirs disposés en deux colonnes latérales. Le centre mobile de la table fonctionne en pupitre ou au contraire bascule à l’avant se transformant ainsi en espace de rangement avec un plateau marqueté surmontant le bureau permettant de positionner une horloge de Lépine. Dans son ensemble une œuvre d’art faisant œuf et perle par sa beauté et son fonctionnement, pièce majeure et brillante dans l’histoire du mobilier français. Un Compendium de savoir-faire en menuiserie et marqueterie, un Compendium de signes et symboles par l’ingéniosité de son mécanisme permettant l’incarnation du Secret absolu et de son Sceau, une image du divin (sacrum facere, faire du secret et du sacré…), l’illustration parfaite du lien Terre / Ciel, les deux corps du Roi. Ainsi élaboré un petit théâtre de l’Unique et du Multiple, le double et son inverse, clos et ouvert sur le monde dans tout son mystère… — personne ne peut ouvrir le Bureau, sauf sa Majesté. Un exemple de bipolarité Zénith Nadir à l’extrême : le sacré du secret, incarné par le Roi (figure de l’Unique), et le secret du sacré représenté par les domestiques (figures du Multiple) chargés d’en assurer la fonctionnalité. Les deux renvoient l’Un à l’Autre mais ne se croisent jamais dans l’Espace et le Temps….

 

                                                                    

PENDULE DE PASSEMANT ET DAUTHIER, XVIIIem

 

galement la pendule de Passemant (ingénieur) et Dauthier (horloger) à partir de 1740 et livrée en 1754. Crée en même temps que le réaménagement d’une partie des appartements du Roi Louis XV à Versailles (qu’on appellera ensuite le cabinet de la pendule), elle nécessite douze ans de recherches et d’un travail conjuguant conscience et connaissance du Temps et de l’Espace révélant l’Homme en tant que sujet dans le monde et en tant qu’Etre dans l’univers, une conscience renversante. Là aussi un Compendium de technologie et de savoir-faire à travers un bijou unique et magnifique surmonté d’une sphère en cristal abritant une autre sphère armillaire (latin armilia… cercle, bracelet de la voûte céleste) indiquant la position des planètes (la pendule donne l’heure, le jour de la semaine, le mois, l’année en tenant compte des années bissextiles) et les phases de la Lune. Sa sphère armillaire modélise la sphère céleste en montrant le mouvement des étoiles, du Soleil et de l’écliptique autour de la Terre. D’abord sphère d’observation géocentrique puis sphère Copernicienne intégrant le Soleil, l’invention est ensuite utilisée en astronomie permettant la réalisation de chefs d’œuvres dans toute l’horlogerie des siècles suivants.

insi dans ce secrétaire et cette pendule la même figure de l’œuf et de la perle, le même mouvement de balancier et d’altérité Zénith Nadir dans une Totalité entre la Terre et le Ciel se croisant mais ne se rencontrant jamais. Une correspondance en allers-retours dans la brillance lumineuse de ses éclats, une éclosion inventive et minutieuse à travers les siècles d’un Ailleurs en autant de points cardinaux scintillants à tous les vents. Un rien et un Souffle, là où les extrêmes se rejoignent. Quelque chose raconte midi au cœur de minuit et la nuit dit quelque chose du jour dans son Zénith et son Nadir pour que de « l’ombre naisse la lumière et de cette lumière un peu d’ombre » (taoisme)… Eléments d’un grand Récit, ses légendes et ses mythologies, « …minuit ou midi au solstice, l’instant sacré dans un Temps n’existant pas, l’espace d’une seconde une éternité, là où tout bascule sans doute est-il possible de voir l’au-delà… » raconte une légende roumaine. L’ancien Astrolabe nautique restauré aujourd’hui en Astrolabe Compendium révèle et indique lui aussi, par son principe moteur de dualité altérée et alternée, la densité contradictoire du monde, et comme Christophe Colomb avec l’Amérique, une manière de prendre Parole et Place dans tous ses questionnements.

u’apprendre en effet du clair-obscur, figure baroque par excellence ? Quels nouveaux territoires dans et hors de nous, le sens des limites ou des frontières ? Qui sommes-nous où sommes-nous, reflets du double et de son inverse, là où plonge le regard, l’âme de tous les récits du monde ? Une mise en abîme de la vie et de son mouvement, un corpus de langue et toutes ses tentatives pour se ré-approprier un mandala imaginaire au cœur de la pierre précieuse. La rubrique 1 du Compendium se miroite dans la 5, la 2 dans la 6, la 3 dans la 7 et la 4 dans la 8, autant d’opérations de langage se faisant voûte systémique d’un Ciel et d’une Terre en son Centre de gravité (gravis, lat. ce qui fait poids, pèse d’importance dans l’équilibre essentiel de l’Etre). Une symétrie minutieuse en équilibre sur un fil bifurquant (savamment et précieusement bancale… l’irrégularité de la perle), une pierre précieuse miroitante, double et transversale donnant à voir le monde.

insi s’écrit et se tisse un astrolabe en apesanteur (explorer et découvrir le dedans et le dehors) sécrétant une toile de maillage et d’araignée, un Texte de fil en aiguille… — l’Etre ici et l’Ailleurs dans son inverse. Une Présence invisible mais parlante (« Ni pli ni trou, rien de caché donc rien de visible… ») et pour le sujet éclairé qui l’habite et l’anime, un exercice d’équilibre au-dessus d’un vide à combler, détaché de tout, retenu par un je-ne-sais-quoi-presque-rien… faisant de l’Etre devenu astre une Lumière pieds sur Terre et tête au chevet de l’essentiel. Toute la symbolique des deux grandes aiguilles Zénith Nadir au cadran de leur ®évolution donnant à lire « l’heure » de l’Histoire du piéton voyageur (sa géolocalisation dans son instant et sa durée, son Humanité), sa manière d’Etre au monde dans toutes ses renaissances. Au grand zénith hallucinant du Ciel, sa carte et ses étoiles, une histoire de l’humanité à travers le Temps, souvenons-nous : la géolocalisation de l’Homme sur sa planète (découverte et conquête des mers, des territoires, appropriation et exploitation des richesses, une idée de frontières… — plus aucun espace n’échappe à la connaissance) puis les tentatives de géolocalisation de l’Homme hors de sa planète (conquête spatiale, Lune, stations orbitales, Mars…– une approche du cosmos et de l’idée d’Infini) et aujourd’hui la géolocalisation de l’Homme au-delà de quelque chose, le virtuel (internet, exploration et conquêtes de nouveaux territoires « invisibles » mais connectés, modification des relations, soi et les autres, l’intelligence artificielle, une identité numérique… — mondialisation de l’ici et de son ailleurs, un tour complet de l’Homme sur lui-même dans toute sa révolution). De cette traversée des apparences, un paradoxal retour aux sources de l’œuf et de la perle à portée de clavier, dans un champ kaléïdoscopique et panoramique de l’Etre en complète géolocalisation. La totalité du Moi déterritorialise désormais à l’infini un Temps et un Espace indéfiniment explorables et fécondables.

 

EFFETS     DE   BALANCIER

ZENITH–NADIR   ET   NADIR—ZENITH

 

 

Rubrique 1  TRAIT D’UNION  — Rubrique 5 FAITS ET GESTES, Monde Symbolique — Monde du Moi

Rubrique 2  NOUS SOMMES ICI — Rubrique 6 LA VIE EN JE(UX), Monde du Virtuel – Monde du Temps

Rubrique 3 AILLEURS ET LES AUTRES — Rubrique 7 ARTS ET METIERS, Monde de l’Espace  — Monde de la Transmission

Rubrique 4 LIEUX COMMUNS  — Rubrique 8 ENCYCLOPEDIE I, Monde du Vivant — Monde de la Connaissance

ETYMOLOGIES, MANIERES DE DIRE MANIERES DE FAIRE, LANGUES POPULAIRES, CURIEUSES, SAVANTES OU IMAGINAIRES...

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