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RUBRIQUES, REAPPROPRIATIONS, APPLICATIONS, TEXTES FONDATEURS, MONDES, MERVEILLES...
Rubrique 5 FAITS ET GESTES, réappropriation du Comportement, application REMUE MENINGE, texte fondateur ETOILE DU NORD, 5em monde du MOI, 5em merveille « VENISE » en Italie, en lien avec A VUE DE NEZ, BRUITS DE LANGUE, ENCORE LE CORPS, SIGNES ET SIGNAUX, L’INVENTION DU QUOTIDIEN, VISIBLE/INVISIBLE, VIE(S) DU VETEMENT.

 

 

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MODE    D’EMPLOI

 

TEMPETE SOUS UN CRANE

e piéton voyageur  raconte à sa manière (écriture, dessin, musique, photo..) tout ce qui s’enchevêtre dans sa tête, les noeuds et les complexités. A poster sur Google Keep, Facebook Astrolabe Compendium@pietonvoyageur ou Twitter @astrolabe10, ASTROLABE COMPENDIUMLogo YouTube en se géolocalisant (nom ou pseudo, date, lieu, pays).

 

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DIDIER COFFY

 Logo YouTubeASTROLABE  COMPENDIUM Didier Coffy —  PLAYLIST « Bande originale du film de la vie (1,2,3,4,5) ». 

 

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« VRAI FAUX IRM« 

EXTRAIT  DU PETIT MUSEE DES APERCUS, 1989

 

l’intérieur du cerveau de Pierre en période de crise (ce qu’il est peut-être possible d’imaginer et dessiner…). Le corps de Pierre semble contenir « quelque chose », une bête inconnue, un corps étranger qu’il cherche désespérément et en vain à expulser. D’où des transes, des contorsions, des éructations, des dysfonctionnements dans la cohérence de la pensée. Un au-delà de lui-même, un inconnu non maîtrisable, sans nom, sans objet et sans repos. Pierre ne parle jamais de son mal-être permanent, il ne signale jamais un état dépressif mais laisse échapper quelquefois une souffrance, un état second oppressant. Son désespoir se traduit exclusivement par des paroles et des actes violents, une perversité dans sa manière d’utiliser et de monter les gens les uns contre les autres.

Une crispation de la mâchoire et d’idées sombres. Quelque chose ronge et rumine, se tord et s’emmêle. Une impuissance à se dégager des nuages noirs. Le froid prend et mord. Des petites piqures en petites brûlures, un état insuffisant s’installe peu à peu. Une sorte d’engourdissement tantôt lent tantôt rapide. Ainsi le fossé se creuse-t-il avec le reste de la vie, la vue baisse, les épaules rentrent et l’odorat s’éteint. Il ne suffit plus de marcher, les jambes ne portent d’ailleurs plus. On croît ressentir de grandes rougeurs sur le dos de la main puis la peau se flétrit en une atroce brûlure. Impossible de faire le moindre geste. Ce qui, jusqu’ici, était simple devient d’une extrême complexité… tourner la tête, tendre un bras, sourire, dire bonjour. Il faut apprendre à vivre avec çà, l’entourage n’y étant pas forcément habitué. La colère n’arrange rien.

Un bruit d’os dans la tête. Comme un funambule cassant son balancier. Une avancée sans haine et sans pitié à observer que la vie sort de ses rails. Impossible de prononcer une phrase sans écorcher la moitié des mots. Les consonnes et les voyelles, les premières visées. Un bafouillement surtout en public, devant une assistance supérieure à quatre personnes. L’image de sa famille semble procurer une sorte de protection contre les agressions extérieures permettant d’afficher une identité : celle d’un père de famille n’ayant rien à se reprocher. A en être timide, profondément replié sur lui-même, vivant souvent d’expédients. La vie intérieure ne semble pas beaucoup compter. C’est l’affaire des autres, des personnes expérimentées, des professionnels aux métiers obscurs. En ne voyant qu’un être ayant le sens des catégories, des paroles toutes faites et qu’il ne faut surtout pas déranger. Les mains se tordent facilement, s’entrechoquent, se posent puis s’agitent à nouveau. Un besoin de faire sortir quelque chose de lui. Une pression muette venant de l’intérieur, un souffle destructeur et saccageur. Une impuissance à le dire en mots, seulement l’exprimer par des signes extérieurs, des brusqueries et des furies. Quelle est cette furie en lui ? Une masse noire destructrice, une fulgurance venant et disparaissant puis revenant encore à intervalle régulier. Un étranger en lui et hors de lui.

Epilepsie ? On peut déceler des manifestations de type hystériques avec des troubles du comportement et des impulsions dangereuses pour autrui. On remarque d’emblée la provocation et l’ambiguïté sexuelle ainsi que l’agressivité. On retrouve le caractère gluant, visqueux et explosif de la personnalité jusque dans les brusqueries empâtées, impulsives et irradiantes. Au-dessous des paupières, les yeux s’aplatissent légèrement et laissent apparaître les cils. Puis le reste de la peau ondule en vagues et rides avant de se tendre de quelques centimètres.

Comment imaginer le corps, sinon qu’il est presque de trop ? L’ocre et le rouge se confondent, masquant ainsi les reliefs. Il semble planer doucement et se rattacher à quelque chose d’autre par un mince espace sombre. Il y a aussi deux pieds et un bout de bras sur le côté, on ne voit pas la chevelure. En lui, la solitude de la mort qui passe. Une violence en suspens

Chaque jour, il prend conscience de son importance. Cela a commencé il y a très longtemps pour prendre des proportions démesurées au fil du temps. Cet état se développe avec des amplitudes très variables, ne le faisant pas apparaître toujours sous le même angle. Une immortalité acquise après un certain nombre d’exercices délicats usant la corde des choses. Une solitude toute neuve, celle de la mort qui passe. Sans doute chaque jour croit-il se balancer avec une grande corde au cou. Il ne sait pas ce qu’il sera demain, des os et des gargouillis, une mort qui hante et musarde. Il ne sait pas faire tout ce qu’il faut et les gens ne le lui pardonnent pas.

Le couperet finit toujours pas tomber, la terre s’effondre toujours autour de lui. Le monde s’écroule autour de Pierre, un bruit d’enfer. Le voilà tout d’un bloc, une seule pièce massive et sans issue. Pour s’en sortir, il doit chercher par le haut. Mais un haut intérieur, une recherche intime de l’être qui se dissout et se résorbe. Et c’est dans ce mince espace que se tisse la trame, ce ne sont que des hérissements et des courbes. Tout cela n’est qu’imagination bien sûr…

 

 « AUTOPSIE DU QUOTIDIEN DE PIERRE »

RUBRIQUE 2 NOUS SOMMES ICI

Gouache d’un épileptique présentant des manifestations hystériques et hospitalisé pour des troubles du comportement avec impulsions dangereuses pour autrui. On remarque d’emblée la provocation et l’ambiguïté sexuelle, ainsi que l’agressivité. On retrouve le caractère gluant, visqueux et explosif de la personnalité épileptique jusque dans la touche empâtée, impulsive et irradiante. Cette vision fragmentaire, « dissociée » de soi et du monde est typique de la maladie. Ces peintures demandent au malade un effort pour se retrouver et se reconnaître, conserver une certaine réalité, menacé qu’il est par l’invasion de son monde imaginaire et le néant de sa réalité.  (extrait d’INVISIBLE SEATTLE – 1984)

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