PARIS

 

ISLE-SUR-LA SORGUE PAYS DE LA MEIJE SAINT-CHAMOND MOSCOU  LYON — NEW-YORK-SEATTLE-CHICAGO MARSEILLE

 

 


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DIDIER COFFY

GEOGRAPHIE PHYSIQUE, HUMAINE, REGIONALE, SCIENCES SOCIALES, MEMOIRES DES TERRITOIRES ET DES SINGULARITES...
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PARIS   PEREC

BOULEVARD        SAINTMICHEL

En lien avec LA VIE MOLESKINE

 

 

Paris Perec boulevard Saint Michel, la pluie et flaques à pas pressés. Page 58, de chapitres en semaines « Un cabinet d’amateur » Hachette Littérature, les mots d’après-midi contre le Luxembourg et les marronniers de l’Odéon. Une librairie d’instants écarquillés sous la lampe, l’hiver. Tout à l’heure encore la sonnette, un bonjour une écharpe, presque un air de famille…

ECOLE DES HAUTES ETUDES EN SCIENCES SOCIALES (1984)

 

Rue Jacob ou les nuits en plomb et doigts sales (mais rien d’une poussière d’arrière-boutique sauf des bavures au retirage : cinq cent exemplaires, Velin d’Arche extra fin 46-3 à livrer avec l’édito demain sans faute). N’est-ce pas encore toi Myriam-la-rieuse aux chansons, courbatures et petit jour, bras dessus bras dessous, par ici ou par-là, un printemps rue Saint Jacques, des hirondelles dans le 7em, quelques éclaircies rue Bonaparte et un peu de pluie sous les arcades… la conspiratrice de l’occasionnel ?

SPECTACLE « INVISIBLE SEATTLE », MAISON DES ECRIVAINS (1988)

 

Métro Grenelle ce matin au rendez-vous des rues. Escalier 4 porte gauche fond du couloir, une esquisse de Miro et Max Ernst : une leçon de littérature et d’élégante courtoisie dans l’effacement d’un vieux monsieur discret… Julien Gracq.

VISITE A JULIEN GRACQ (1983)

 

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LA CINQUANTAINE

Le temps n’a pas de mémoire. Sans doute n’est-ce seulement qu’une question de circonstances en forme d’hypothèses. L’expérience des limites dans le dur désir de passer outre. Peut-être le juste prix à payer pour la bonne fortune de l’Histoire. Le discours de la méthode, l’Art et la manière. Rien d’autre qu’une opération de prestige pour se refaire, dans la cérémonie des retrouvailles, le coup de la vie, de l’amour et de la mort.

CINQUANTENAIRE DU CENTRE INTERNATIONAL D’ETUDES PEDAGOGIQUES DE SEVRES

 

BAROQUE, DIS-TU…

Je sais tout. Tu m’as tout dit. Une lettre transmutée en 40 « moyens formats », 10 réponses synthétisées en une seule, elle-même éclatée à son tour en « pages de livres » multiples. Tu me présentes un puzzle terminé, parfaitement reconstitué, chaque pièce idéalement emboîtée dans sa voisine. Tu m’as même suggéré une double grille de déchiffrage : altérité/miroir. Tu te proposes donc, c’est évident, de me cacher quelque chose ! Alors…
Baroque, cette manœuvre de « trompe-l’esprit », qui fait écho au trompe-l’œil de tes fausses-lettres-vrais-tableaux (ou l’inverse ?) et aboutit à l’exaltation de l’apparence poussée à sa conséquence ultime, à savoir la totale disparition du signifié qui cède la place à sa représentation esthétique. Baroque, bien sûr, cette alchimie qui métamorphose le clair en obscur — baroque par l’opération même de transmutation mais également par sa direction qui va à rebours du sens commun.
Baroque aussi cette profusion de signes qui jaillissent d’un même noyau de rouge vie et se font larmes et sang sur les sculptures noires, ou hiéroglyphes cérémoniels sur les « grands formats » que je vois comme autant d’étendards d’un ésotérisme farceur.
Baroque encore cette prolifération de dessins, lignes et entrelacs qui occupent jusqu’au moindre recoin des pages de livres.
Et baroque donc, cette scénographie imaginée qui fera d’une salle l’écran/écrin d’un théâtre d’apparences. D’un théâtre où l’agencement même des hasards donnera naissance à une logique.
Baroque, baroque : d’accord. Et alors ?
Le baroque est moins un style qu’un état d’esprit aux résurgences périodiques et étincelantes. Pour le capter, je vais négliger tes clés truquées et m’attacher à chaque tableau comme à autant de petits cailloux semés sur le chemin d’une vérité – pas celle que tu m’as indiquée d’emblée, l’autre, celle de dessous, que je trouverai peut-être en grattant ce palimpseste.
Tu me confrontes à un langage à l’inintelligibilité non seulement assumée mais revendiquée comme essentielle… Le fil général du discours m’échappant pour l’instant – je n’ai pas dit mon dernier mot ! – chaque tableau m’est rencontre individuelle et me parle sans que s’impose rien de définitif : j’évolue dans un état d’interrogation active qui me renvoie à mon propre mystère, à mon foyer obscur.
Chaque « moyen format » se laisse plus ou moins difficilement déchiffrer. J’attrape un « deux » ici, une « histoire » là, d’autres mots un peu partout. Et je me laisse aller aux associations. Un moi dialogue avec un toi (toi ?). Moi parle d’une histoire à deux, qui comporte une dimension sacrée. Il y est également question de peau et d’âme, de visage et d’or. Tout cela se vit peut-être en juin à la fois dans l’infini et le gris. On assiste à un opéra avant que la fin n’intervienne…
Pourquoi non ? Et je, spectateur/lecteur, devient ainsi acteur de cette décomposition/recomposition du signe et du sens. Et s’amplifie le jeu de miroirs déformants qui provoque l’errance et la dérive du spectateur.
Il ne m’en reste pas moins la certitude que chaque tableau est un éclat de ta propre conscience nourrie par le vacillement d’une conscience extérieure à toi. Cette altérité exploitée, affichée, ne se résoudre-t-elle pas finalement à la fusion par annulation de la différence ? Serait-ce possession, domination ? Car si, dans un premier temps, tu transformes l’autre en toi, ensuite tu transformes toi… en toi ! On assiste à une résolution cannible de l’altérité, Narcisse baroque qui à ce titre, assume pleinement son versant féminin, que ce soit sur le plan esthétique (large emploi de la courbe, décor foisonnant…) ou sur le plan psychologique (démarche qui procède par séduction et « coups tordus », qui parle à l’intuition et l’émotivité). Alors ? Faut-il parler de tentative d’approche totalisante de l’être humain ? Ce serait somme toute logique puisqu’encyclopédique ! 

PREFACE DE DANIELE BOUCHE

EXPOSITION « LA LECON D’ECRITURE« 

Université de Caen 1995

 

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« LA LECON D’ECRITURE »
STAGE BELC, UNIVERSITE DE CAEN ETE 1996

 

ETYMOLOGIES, MANIERES DE DIRE MANIERES DE FAIRE, LANGUES POPULAIRES, CURIEUSES, SAVANTES OU IMAGINAIRES...

 

 

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