PAR     MONTS    PAR     VAUX

 

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RUBRIQUES, REAPPROPRIATIONS, APPLICATIONS PRATIQUES, TEXTES FONDATEURS, MONDES, MERVEILLES...
RUBRIQUE 1 TRAIT D’UNION, réappropriation de Soi, application PAR MONTS PAR VAUX, texte fondateur CUISINE HAZEKI, 1er monde SYMBOLIQUE, 1ère merveille « SAGRADA FAMILIA » à Barcelone (Espagne). En lien avec ALLO JE SUIS LA, PHOTO SOUVENIR, CARNET DEGUISE, PRESSE PAPIER, MINE(S) DE RIEN, LA VUE DEVANT SOI, L’ETRE ET LA LETTRE.

 

MODE      D’EMPLOI

MILLE VOI(X)ES, MILLE RECITS ET DU SOUFFLE  

Le piéton voyageur raconte (écriture, dessins, photos, vidéos…) ses « traversées ». Ce qui le lie  à un territoire (ou le délie)… un évènement, une personne, un pays, une histoire, un voyage, une mémoire, une photo, une écriture… Au fil du temps, le roman singulier pluriel d’un monde parcouru à pied, à cheval, en vélo, en trottinette  ou en imagination, l’universalité de l\’homme qui marche de toutes les façons. En lien avec GEOLOCALISATION et OPERATION DU SAINT ESPRIT.

 

A poster sur Google Keep, Facebook Astrolabe Compendium@pieton voyageur ou Twitter @astrolabe10.

Pour revenir au menu principal en cliquant sur 64 APPLICATIONS PRATIQUES ou au menu particulier en allant sur APPLICATIONS PRATIQUES rubrique 1 . Vous pouvez voyager ailleurs en tapant  par exemple LA VIE MOLESKINE, COMPENDIUM COULEURS, FRONT POPULAIRE, ECRITURE DE L’ESPACE, CARTOGRAPHIE IMAGINAIRE DES QUARTIERS, LYON, BICYCLETTE, PETIT MUSEE DES APERCUS, LOU MASE, JACQUES LACAN, CARTE POSTALE… ou un mot de votre choix. 

 

GOOGLE MAP

DIDIER COFFY

CLEMENT APPLATI — Héros d’un roman de Jeff Brown. Un petit garçon de 8 ans reçoit un tableau d’affichage sur la tête alors qu’il dort… Même s’il garde sa taille, il n’a plus qu’un centimètre d’épaisseur ! Avantages et désagréments d’une telle situation. Il faut imaginer un «Clément aplati » par monts et par vaux, sous forme de correspondances du personnage dessiné ou fabriqué, où chacun, quand il le reçoit doit faire découvrir sa ville, sa région, son pays… et remplir un carnet de bord. Le « Clément aplati » peut circuler en photo sur le web mais aussi par La Poste s’il s’agit d’un « vrai » personnage.
AVENTURES DE LA LAPINE JOSEPHINE — Une peluche sert d’avatar. On l’habille selon la région et le pays qu’elle traverse avant de la prendre en photo partagée ensuite sur les réseaux sociaux.

AVENTURES DE DOUDOU CALI — Une peluche sert d’avatar. Elle est prise en photo au fil des jours et des voyages à travers l’Europe en vélo et en train puis photographiée avant d’être partagée sur les réseaux sociaux.

MAUDIT CABOT — Aventures singulières de « Maudit Cabot », un chien à travers la ville et sur Facebook.

 

L’HOMME QUI MARCHE

A. GIACOMETTI 1947

 » (…) J’approfondirai ensuite mes recherches autour de la marche et du mouvement à travers les sculptures des maîtres italiens de Florence (en particulier le « Marcheur » de Gian Lorenzo Bernini), l’œuvre chorégraphique de Pina Bausch, en peinture le courant futuriste, les premières productions du théâtre optique de Charles-Emile Reynaud et son « image bougeante » en 1888 annonçant le cinéma muet, l’essai sur la photographie de Roland Barthes (« La chambre claire »), la calligraphie du geste et de l’Etre par la Lettre… j’apprendrai alors combien la manière de marcher et de « faire mouvement », n’est pas anodine. Ainsi ai-je fini par penser qu’elle dessine la trace et la trame de nos territoires intérieurs, ces paysages de proches extrémités. L’appel d’un besoin inassouvi, une faim (fin ?) dévorante, une force centrifuge, une soif à jamais dés/altérée, inspirée et aspirante vers nos conquêtes de l’inutile, un inconnu semblable et différent dont il faut accepter le mystère, l’indicible mais non l’ignorance… l’écho d’un innommable. Une écriture de l’espace et du monde, une Parole muette rejoignant le champ (chant ?) de ce qui «fait route», travail d’arpenteur depuis les origines jusqu’à une proche modernité, je pense à «Easy rider» de Dennis Hopper, «Sur la route» de Kerouac, ou «No direction home : Bob Dylan » de Martin Scorcèse, la « saudade » brésilienne ou le « fado » portugais mais aussi les parcours de figures mystiques…. Sainte Thérèse d’Avila, Gandhi, Surin, Simone Weil, Gaudi et la « Sagrada familia » la Route de la Soie, le Chemin de Compostel, Paul-Emile Victor, la figure d’Ulysse, plus globalement tout ce qui « cavale » (de Bonnie and Clyde jusqu’à la recherche obsessionnelle d’un amour perdu, la conquête du pouvoir politique, les utopies hippies, l’appât du gain…), le sublime dans le désir et le chaos si bien filmé par Jean-Luc Godard dans « Pierrot le fou ». Autant de démarches intérieures se faisant paroles in/avouables (faire vœu de l’intérieur de soi), quêtes et enquêtes définitivement entremêlées dans leur diversité racontant le vivant en mouvements — la maladie du corps parlant, la quête paradoxale d’Absolu dans le crime et la récidive, le mouvement immobile de la vie monastique, la poésie de l’arithmétique dans la combinaison des nombres, les transformations utérines de la grossesse en 9 temps, l’organisation sociale d’une fourmilière ou le va-et-vient de la censure dans un théâtre érotique au 19em siècle… lumières et ombres portées scandaleusement éblouissantes et baroques dans l’exploration individuelle du Corps et de l’Esprit, une circularité du monde. Voyages d’une «écriture» de traces et de trames intimes et collectives — nobles ou sales, reconnues ou censurées (le caniveau finit toujours par rejoindre les nuées et la morale les obscénités…) — allant des premiers manuscrits médiévaux traversant les chemins de fortune à travers l’Europe et l’Asie à la rencontre d’une « Connaissance autre » jusqu’à la toile interconnectée du web contemporain où tout glisse, tout passe, tout surf… l’apesanteur d’une « noosphère » (la sphère du nous) telle que la décrivait Teilhard de Chardin dès 1932 dans son « Phénomène humain » . Une figure de la migration des hommes et des récits dans leurs liens paradoxaux avec les racines du monde, quelque chose de l’étrange étrangeté du Prochain. Une route avec ses bonheurs et ses tragédies dans ce qu’elle a de boule/versant, «troublant l’ordre des choses mais sans les détruire», participant à la réappropriation de l’Etre, l’apprentissage de ses mots/maux et de ses monts…. le décor des corps de l’ingénierie du vivant. (…)« 

DIDIER COFFY, EXTRAIT DE « PAYS DE LA MEIJE« 

 

   AVENTURES

DE

RUNNING    ROSE

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Aventures d’une marathonienne singulière par monts par vaux (et sur Facebook…), toute de rose vêtue.

Au fil de la ville et de la vie, un personnage de bande dessinée sans en avoir l’air….

 

 

MAUDIT CABOT

« Cours, Cabot, cours !
C’est pas le coup de la panne,
C’est le coup des pompes !
Mais le coût des pompes,
Ca pompe les comptes.
Pour courir dans la rue ??
Rue de la Pompe !« 

MARIE CHRISTINE DURAND

 

SYLVAIN TESSON

« Aujourd’hui, chaque petit geste est régi par la révolution numérique. Pour prendre un train ou aller voir un tableau de Rembrandt, on doit passer par l’ordinateur. Et, à partir du moment où nous confions le moindre détail de notre existence à ce processeur et ce processus, on cimente la possibilité d’un imprévu. […] Or, quand on n’a pas la légitimité d’établir et d’exposer un discours critique sur ce sujet, il y a la marche. Elle offre la possibilité d’échapper au dispositif, comme dit le philosophe Giorgio Agamben. On se glisse dans un interstice et on marche, on revient à cette liberté de détails en prenant la fuite. »

Passionné d’escalade, l’écrivain et alpiniste Sylvain Tesson chute d’un toit en 2014. A sa sortie du coma, il traverse la France à pied pour se réparer. De ce périple, il tire un livre : Sur les chemins noirs (Gallimard, 2016), où il décrit la marche comme une critique en mouvement de la modernité : marcher, c’est fuir le monde numérisé et s’opposer ainsi au règne de la prévisibilité.

SARAH MARQUIS

« Si mes expéditions n’avaient qu’un but, ce serait celui-ci : montrer que le lien avec la nature est le seul moyen pour l’être humain de sauver sa peau. J’ai passé la moitié de ma vie à traverser les forêts, les déserts, les steppes, et j’ai développé cette capacité à m’y ressourcer, au bout d’une vingtaine de minutes de marche. Après tout, il s’agit simplement de retrouver la condition originelle de l’être humain : mettre un pied devant l’autre, au cœur de l’immensité de la nature. »

Depuis plus de vingt ans Sarah Marquis parcourt le monde à pied, en solitaire. Après une expédition dans la cordillère des Andes en 2006, Sarah Marquis a marché pendant trois ans, de la Sibérie à l’Australie. Des milliers de kilomètres et un livre : Sauvage par nature (Pocket, 2015). Ses longs périples de l’extrême lui valent d’être nommée « aventurière de l’année » par le magazine National Geographic.
Lire aussi :   « En marchant, on se découvre courageux »

FREDERIC GROS

« Marcher longuement, lentement, résolument, pendant des jours, des mois, c’est faire preuve d’une forme précise de courage : cette endurance, qui n’est pas de l’ardeur explosive, mais une manière de tenir bon sur la durée. C’est faire preuve aussi de dignité : celui qui marche se tient debout et avance. La marche symbolise une humilité qui n’est jamais humiliante. »

Philosophe et professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, Frédéric Gros élabore une œuvre politique, éthique et esthétique dans le sillage de Michel Foucault. Dans Marcher, une philosophie (Paris, Carnets Nord, 2008, et Flammarion, 2011), le philosophe analyse le sens politique que peut revêtir la marche, individuelle ou collective, mode d’expression populaire par excellence.
Lire aussi :   « Marcher, c’est faire preuve de dignité »

MARTINE SEGALEN

« Si course et marche revendiquent la même origine et la simplicité de leur technique, elles se différencient immédiatement par leur vocabulaire : en course, on fait des foulées ; en marche, des pas. Au-delà de la différence dans la vitesse de l’exercice, qui reste le marqueur premier, et en dépit d’une évidente proximité dans l’usage que l’on fait de son corps, course et marche sont pratiquées par des publics différents ; elles sont porteuses de valeurs différentes, qu’il s’agisse du rapport au temps, à l’espace, à soi-même et aux autres. En ce sens, il semble bien qu’il existe un esprit de la course et un esprit de la marche. »

Martine Segalen, professeure émérite à l’université de Paris-Nanterre, est l’auteure d’un des premiers livres sur la course à pied, Les Enfants d’Achille et de Nike. Eloge de la course à pied ordinaire (Métailié), publié en 1994, qui vient d’être réédité avec une longue préface qui analyse les transformations de la course, depuis celle des Flower Children jusqu’au mouvement contemporain du running.
Lire aussi :   Martine Segalen : « La marche et la course sont porteuses de valeurs différentes »

DAVID LE BRETON

« La marche est souvent guérison, sa puissance réorganisatrice n’a pas d’âge. Elle procure la distance physique et morale propice au retour sur soi, la disponibilité aux événements, le changement de milieu et d’interlocuteurs, et donc l’éloignement des ­routines personnelles, et elle ouvre à un emploi du temps inédit, à des rencontres, selon la volonté de chance du marcheur… »

Sociologue et anthropologue, David Le Breton est professeur à l’université de Strasbourg. Il est également membre de l’Institut universitaire de France et l’auteur d’Eloge de la marche (Métailié) ; Marcher. Eloge des chemins et de la lenteur (Métailié) et Du silence (Métailié). Dans ses ouvrages, David Le Breton fait l’éloge de la marche et de la lenteur comme moyens de rédemption face aux dépressions ou aux amertumes.
Lire aussi :   David Le Breton : « La marche est souvent guérison »

ANTOINE DE BAECQUE

« La déambulation pédestre implique donc une écriture. On pense en marchant ; marcher fait penser puis, parfois, écrire, notamment sur… la marche. Ce cercle peut donner sa structure, sa forme même à l’écriture, autant que son sujet, lui offrant un tempo, une texture, une direction. La marche n’est pas seulement une incitation au récit, au partage de l’aventure avec l’autre, mais elle peut être comprise, par certains auteurs, comme une scansion du corps indispensable au rythme de la narration. »

Ce sont les questions que se pose l’historien Antoine de Baecque. Dans Une histoire de la marche (Perrin, 2016), ce spécialiste en histoire culturelle du XVIIIe et professeur d’histoire du cinéma à l’Ecole normale supérieure, pense la marche comme une métaphore de l’écriture.

 MAUDIT CABOT

MAUDIT CABOT FAIT UN RUN-OUT (11 JANVIER 2018)

 

JAMBA DASHDONDOG

 

PASSEUR DE LIVRES DANS LES STEPPES DE MONGOLIE

Au pays de Gengis Khan, Jamba Dashdondog, auteur de contes populaires mongols, parcourt les steppes à la recherche d’enfants en quête de lectures. A moto, à cheval ou à dos de chameau.

Il est monté à dos de renne rendre visite aux Dhouka, éleveurs nomades de rennes de la taïga, à la frontière avec la Sibérie orientale. Et a failli mourir de froid un hiver dans sa voiture après être tombé en panne. On lui avait refourgué du « diesel d’été », sans traitement antigel (il fait – 40 oC dans les steppes mongoles).
Jamba Dashdondog parcourt depuis vingt-cinq ans les endroits les plus reculés de Mongolie pour faire lire les enfants de nomades. Là où sa voiture ne peut plus avancer, dans le désert du Gobi, cet écrivain et traducteur de livres pour enfants transporte sa bibliothèque ambulante à dos de chameau. Il enfourche une moto ou un cheval là où les steppes ne permettent pas d’autre type de transport. Il a parcouru la quasi-totalité des quelque trois cents sums (départements) de ce pays grand comme trois fois la France, où le tiers de la population continue de vivre du pastoralisme nomade.
Aujourd’hui, Jamba (les Mongols se désignent habituellement par leur seul prénom) reçoit dans son appartement d’un vieil immeuble soviétique du centre d’Oulan-Bator, en Mongolie. Les murs du salon sont décorés de photographies prises avec des écrivains et conteurs du monde entier, dont il a traduit les œuvres. Un tournoi de sumo japonais – les lutteurs mongols y sont redoutables – est retransmis à la télévision et lui arrache des coups d’œil d’expert.
Son épouse, médecin à la retraite, apporte des khuushuur, les beignets de viande de mouton. Ses longues expéditions, qu’il a menées le plus souvent avec sa femme et leur fils, ont commencé dans les années 1990. La Mongolie venait de se démocratiser, sans effusion de sang, comme un fruit mûr, dans les mois qui ont suivi la chute du mur de Berlin.

 

 

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