LYON

 

ISLE-SUR-LA SORGUE PAYS DE LA MEIJE PARIS SAINT-CHAMOND MOSCOU NEW-YORK-SEATTLE-CHICAGO  MARSEILLE

 

VOUS ETES ICI

 

 

DIDIER COFFY

« Le premier verre de thé est doux comme l’amour.

Le deuxième, sucré comme la vie.

Le troisième, amère comme la mort. »

Poème berbère

LYON

LES    MOTS

LA    MAIN    DANS    LE    SAC

En lien avec LA VIE MOLESKINE

GEOGRAPHIE PHYSIQUE, HUMAINE, REGIONALE, SCIENCES SOCIALES, MEMOIRES DES TERRITOIRES ET DES SINGULARITES...

LYON : Région Rhône-Alpes, capitale régionale.

PRESQU’ILE : Partie saillante d’une côte reliée à la terre par un isthme (bande de terre entre deux mers).
BENGALE : A l’Est du continent indien, végétation luxuriante, on y parle le bengali. 250 000 kilomètres carrés.
CARAIBE : Bassin versant de la mer des Caraïbes ou « Méditerranée du Nouveau monde », sous-ensemble du continent américain.
MANDCHOURIE : Nord-Est de la Chine, face au Pacifique, Est de la Russie. Territoire composé de nombreuses régions, regroupant les îles Sakhaline, Kourili…
ARCHIPEL : Etendue de mer parsemée de groupe d’îles. Vient de l’italien arcipelago. A l’époque on disait archipelague.

METEO, WEATHER, TEMPO, WETTER, EGURALDIA, WEER, ILM, TIEMPO, CLIMA, TOETRANDRO, WIEDER, TEMPESTAS...

 

 

UNE    MYRTILLE   

EN  

TERRASSE

Rues, ruelles, impasses, fontaines, squares et chemins de traverses. Voici nos restaurants, cafés, galeries, boutiques et petites trouvailles, quelques théâtres, artisanat vieilles brocantes ou jardins suspendus… Territoires nez au vent depuis longtemps, souvent connus dûment confidentiels déjà-vus, improbables peut-être incroyables, lumineux ou décevants, nos tours et détours en Presqu\’île et recoins : des coups de coeur de l’instant. Rue Saint Jean ou les Jacobins, un Lyon à notre main, été hiver grands vents et nuages sur les quais… petits frissons toutes saisons. De ces manières murmurées, une ville hors et au-dedans de nous, une espèce d’espaces. Des lieux plein air très publics (rues, cours intérieures, fontaines, squares…) et quelques secteurs secrets plus discrets directement culturels.

Autant de Lyon en toutes lettres délimitant les repères d’un territoire imaginaire et d’un double discours : géographie du désir et stratégie coup de tête, on ne sait jamais où on va on ne décide jamais à l’avance. Jeux et joutes baroques d’un vrai faux dialogue, duo duel dans l’invention complice d’une grammaire urbaine exclusivement masculin féminin… — ainsi la fraîcheur de ces libres enfantillages à nous seuls connus en ces journées un peu confisquées, gourmandise d’école buissonnière dans l’emploi de nos temps. Le mouvement perpétuel d’une Langue dans tous ses états, un jardin des délices et un centre-ville au pied de la Lettre. Le lieu et le lien d’une Parole communément dissociée en une « épiphanie du langage », nos horizons inconnus. Un essentiel dérisoire, l’effet miroir d’une alchimie involontaire de nous délicieusement prisonniers… si têtue très tenace, entêtante, vers laquelle on revient toujours. Une insidieuse capture captivante d’un temps détruit, une déambulation dans l’espace des corps, une géographie clandestine. Rien que des territoires de reconnaissance (littéraire, émotionnelle, très tactile… affectueuse de l’ailleurs) pour d’autres lecteurs piétons voyageurs prêts à « s’y retrouver » ainsi librement guidés pour mieux s’abandonner… — s’égarer un peu sans se perdre.

LE LONG DES PENTES DE LA CROIX ROUSSE

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Pourquoi pas cette banquette, un décor au plafond très vieux plusieurs générations et ce soir une conférence un débat on viendra (café philo, c’est bien tu crois ?). Notre après-midi nez en l’air trois mois déjà des heures à l’imprévu la vie dans la vue, deux verres et un zinc quelques bouteilles, un printemps avant ce poème et Aragon dans l’air… une histoire entre nous. En 1963 on ne se connaîssait pas, Modiano Le Clézio Barbès le métro, ce bistrot tout en bois la chaleur la lumière une musique dans un coin, on ne savait pas.., pareille cette menthe à l\’eau le sirop une goutte au sucre pas encore sur tes lèvres, une envie de te faire la cour j’en étais loin très loin en arrière, que de l’essentiel à l’envers. Le grand 8 en mai le muguet la belle vie, tu ressemblais à quoi en petite fille, une bulle et du soda dans l’été de Lyon cours Vitton, frimousse avec des couettes ou croche-patte tête en l’air confiture sur les doigts. Trois rues plus loin à côté de chez moi, quelques avenues d’un monde un peu maladroit à quel point tu n’imagines pas… — autant dire un arrondissement, la boulangerie du coin et beaucoup de platanes avec un marchand de glace on n’oublie pas. Bientôt quatre heures goûter barbouillé, premiers pas Tête d\’Or Guignol et bac à sable, un voilier bleu rouge vert dans le bassin on s’amuse bien, éléphants pas très loin et les biches dommage le grillage on reviendra jeudi prochain… La ville trottinette tu t’y es mise enfin (!), allez-y les enfants, ballon prisonnier la poussière les socquettes plus tourniquet balançoire… c’est bon tu as gagné ! Qu’importe papa maman ou au docteur on joue encore, un monde à l’élastique jupe plissée d’écolière (mes chaussettes blanches arrête de rire, un pantalon du dimanche toujours trop long le sermon la messe la communion…), l’air libre les vignes les grandes vacances c’est la campagne, cousins cousines tu m’as dit seuls au monde sans les parents…

Et puis la suite les gens les grands et de Gaulle Pompidou la France Giscard… le temps s’accélère à quoi penses-tu maintenant jeune fille très sage (une image ?), mémoire bien rangée bourgeoisie pour te plaire. A l’étage un appartement et cette guitare aurais-tu une belle voix ? D’en-haut d’en-bas la rue les autres les lumières… — Félix Faure cours Gambetta plus loin c’est bien c’est toi une silhouette menue mignonette déjà dix-huit ans un garçon dans la tête, quel dommage je ne te vois toujours pas. Seulement Mauriac Flaubert et Maupassant l’univers d’une étagère… — le bruit des pages l’après-midi, cette bibliothèque trois planches de BD et des bulles tout autour, entre nous Capitaine Crochet Anna Karénine page 67 la fin de l’histoire, Joyce Kafka ou Becket ce que tu préfères dans la version originale trois parenthèses quelques guillemets… que des gens très bien. Le monde le hasard, à quoi ça tient ! Où en es-tu au bras de qui l’après-midi un baiser ce rendez-vous (encore raté pour moi aux abonnés absents…) un bon parti un bel avenir, tu l’aimes c’est l’essentiel. Mariée dans l’année trois bébés, ça veut dire quoi un horizon bien dégagé tout tracé, une épouse un mari c’est magique ? Tout va bien demain Lyon Paris le monde ou l’étranger, rien de travers vraiment rien à te reprocher les apparences, une traversée. Encore l’été l’automne un peu d’hiver, que fais-tu de toutes ces choses avec la vie, tes envies ? De quoi te plains-tu de l’âge ou de la quarantaine si gracile, une silhouette.., seule à portée de main le hasard une destinée, la circonférence d’un monde : ce Japon soleil levant signe et sens de ta calligraphie. A peine arrivée dans ce là-bas si proche si loin pourtant déjà chez toi, une trajectoire au pays de la main et du geste, l’alphabet d’un continent, le début de ton histoire.

CAFE « LA CLOCHE« , RUE DE LA CHARITE

 

Chapitre 1, te voilà entière déjà mieux déjà toi. Un progrès à rebours, deux trois pages, une phrase à laquelle tu tiens, cette leçon d’écriture la tentation du texte; une archéologie de circonstances, quelques mots accents circonflexes dans ce carnet à la plume, tes archives de l’intérieur… Photographie chambre noire, révélateur et miroir, l’enfance d’un art bien clos bien chaud face à face, que des choses un peu clandestines presque moleskines, un monde à l’envers des yeux : une phrase au subjonctif ta poésie, une manière de voyelles quelques consonnes presque une cicatrice et de la douleur un mal un bien, toutes les saisons. De cette syllabe peut-être une aventure, un personnage grandeur nature déjà mûr presque enfant, une Myrtille majuscule quatrième de couverture; héroïne à l’envers et son contraire toute une correspondance en courbes et déliés un jeu des opposés; va savoir l’encre et les sentiments, cet art de l’esquive au pied de la Lettre une arabesque à l’effleurement, fugitive en son pays. Ainsi rentres-tu dans l’histoire (peut-être page 54), une traversée des steppes le grand Nord le Bengale ou l’Orient, demain l’express et quelqu’un pour te tenir la main. Un après-midi de Mandchourie, voilà Jack London en chercheur d’or un matin de Sibérie une caresse un baiser le premier geste… — ou un air de Caraïbes les îles un vieux gréement la Cordillère et déjà presque amants. Tous les embruns du passage Nord-Ouest une escale, l’amour à faire pour toujours un roman, seulement une parenthèse océanique avec des continents, un archipel un instant Gauguin ou Brel à la mélancolie une dérive des sentiments, rien que la vie à l’horizon. Un point un signe un geste, une Myrtille librement. Et de la fin un commencement, je l’apprends maintenant seulement.

DANS LES JARDINS DE FOURVIERE

 

Croix rousse à la pluie et place petit pavés, on s’en souvient ce matin. La tasse la tienne et du sucre, presque la nuit… – raconte-moi les gouttes le monde toute la vie, que faisons-nous ici ? De la buée sur cette vitre un ciel un peu froissé, un doigt une cartographie, un voyage avec les yeux… presque froid dans les mots de 8 heures, un miroir un départ pourquoi pas et quelques flaques à pas pressés, ce parapluie. On nous a vus hier, tu me l’as dit, un éphémère presque rien, la vie le vrac et les envies c’est loin tu crois… Rien qu’un planisphère, des changements horaires, quelques lignes à la main et si on embarquait ici ? Une table, trois pages Arthur Miller, Sartre Cocteau ou Picasso dépliés en noir très blanc sur la photo, une machine à écrire et à l’étage que des habitués, un jazz un gilet peut-être sur la chaise. L’histoire d’un couple sans doute, une gorgée, tu rependras bien autre chose… – un cinéma en tout petit paradisio, lanterne magique pour Doisneau et un cliché, c’est Vian la scène du dîner, Bunuel tout Fellini à bout de souffle, rembobine je ne sais plus…

« GRAND CAFE DE LA SOIERIE », PLACE DE TAPIS

 

On prend l’escalier quatre à quatre, c’est sûr nous y sommes déjà passés, et puis notre rue ciel ouvert dans l’été, la fontaine la peinture l’ocre ou le jasmin un. peu de bruit, sans doute quelques artistes des gens ici toute l’année… — entre nous les toits et la rue Saint Benoit, Fourvière ou le pont La Fayette une autre fois. A la merci de nos mains, le vent notre chemin et la ville tout autour : une fille un garçon, des milliers d’habitants. Raconte-moi maintenant la suite la fin du bouquin, le milieu et même après, le dernier paragraphe tout haut très fort à petits pas murmurés, trois pages et une phrase. Ce 23 juin presque juillet on ne sait pas, entre nous seulement quelques chapitres et beaucoup d’écriture…

TRABOULES ET PLACES ENSOLEILLES

 

Place Sathonay un taxi bientôt midi de quelle année un jeudi, tu m’as dit ce rendez-vous dans le quartier on a le temps. Ton coin si bien, de l’ocre et du bois un peu chez toi pourquoi pas quelques bouquins, n’empêche c’est du Higelin le refrain. Au froment le sarrazin rien qu’une galette, une crêpe la différence, on dira vanille ou chocolat la glace pour la fin quelle importance, qu’est-ce qu’on choisit ? Cette table au fond, une nappe avec ta main près du verre et puis le poignet le bracelet, le glissement du tissu c’est joli la peau, tu lis quoi en ce moment ? Les heures les minutes on parle d’Italie et de Nani Moretti, le film de Polansky à l’esprit pour cinq minutes, l’article un édito ce vieux magazine, la vie huit et demi… c’est peu c’est rien (ta mèche les yeux j’aime bien, je te le dis tu me souris…). Quelques secondes ou beaucoup plus tard la sonate de Chopin à l’étage et puis du thé Ceylan un peu anglais très chic, c’est toi qui en a envie…

 CREPERIE « LES ENFANTS GATES », PLACE SATHONAY

 

Un  banc quai Saint Antoine encore à contre-jour, comment dire la liberté y as-tu pensé ? Imaginons un jour une librairie une fabrique on ne sait quoi, une. parenthèse un lieu n’importe lequel, un truc avec des recoins des poutres et des lumières, un coussin et du lin ce canapé, peut-être un hamac, de l’ocre et du sable pourquoi pas et l’envie de te dire vous… Au fond un salon une méditation une récréation, l’ordre des choses en légère fêlure presque fissure et petite déflagration très intime, une heure et quelques millénaires. Un autre côté du ciel en somme, un accroc un accident exquis dans le parcours. On y causerait anglais, javanais et français à-peu-près, un arc-en-ciel en adéquation avec le monde, un courant d’air et beaucoup de printemps. Plus au fond, voilà un théâtre un peu bancal, deux tentures trois décors les amis, aimez-vous Brahms, Flaubert, Audiberti, un cinéma quelques Cahiers une étagère avec Doisneau et des photos, tout Bourdieu et la sociologie en mieux. Vers l’escalier un tapis un peu volant, deux boules de cristal et un Gribouille l’album en vadrouille, quelques tables presque un bistrot…, une écriture à l’atelier un scénario. Au sous-sol on mange chinois soja sushis et shiatsu en apesanteur, un quart d’heure avec les cerfs-volants l’effet papillon, une théorie sur la galanterie ça vous dit ?

Au diable l’heure du thé l’art de la sieste, ne restons surtout pas zen. Quel âge avons-nous, les transferts les non-dits les a-priori la psychanalyse une docte science, toutes les séquelles coups et corps de travers comment quoi faire, on est si bien en grand pervers ! C’est la vie l’impuissance vive les blocages, les à-peu-près quelle jolie compagnie ! Un artifice même pas dangereux ou si peu, jouons le je pourquoi pas le feu, la boîte les allumettes et tout avec… c’est si délicieux une fille comme vous complètement spéciale vraiment anormale. On va discuter et faire la causette (irais-je jusqu’à demander votre main ?), vous éblouir de Louis XVI ou de politique industrielle, les grandes découvertes le monde à l’envers, vos yeux nom de Dieu par effraction un frisson, toute mon application. J’en suis témoin, vous validez si bien un après-midi d’érotisme guiliguili. En douce et en double à deux très en équilibre, un fil les interdits, c’est inouï si exquis un écart de conduite, çà rappelle je ne sais quoi du temps qui passe, l’envie d’être infidèle, la morale et les chers principes. Un raffinement, et de l’indispensable le léger laisser-aller d’une déflagration essentielle. Le savez-vous c’est encore mieux à plusieurs l’amour et les délicieuses séquelles… avez-vous lu Proust, Diderot, Sade nos encyclopédistes les Lumières, toutes les lois de la Nature, l’infiniment cruel ? Et cette révolution solaire, une question de décolleté mieux qu’une tour d’ivoire le soir le jardin les fruits défendus, y avez-vous goûté ? Ainsi la bienséance cette maison de rendez-vous, les plaisirs les fins de partie mieux qu’à l’ordinaire, tous les préliminaires : un peu de librairie pas vraiment galerie pas encore grenier, vous-même vous ne savez pas. A la croisée des chemins rien de défini, un peu de tout mais pas n’importe quoi… l’imagination avec de l’infini. Une histoire d’amour et de hasard, un coup dans la planisphère un pied de nez à rien, n’est-ce pas la vie et cinq cent cinquante mille secondes des milliers d’instants, votre parenthèse en ordre et de travers ?

Une œuvre miniature en somme, quelque chose d’un peu discret assez public mais précieux très léger raffiné, complètement à l’envers, déstructuré, organisé… Un labyrinthe, une boîte à idées. Et de la fin ou au début, une enfance la ressemblance, décor de coffre à jouer, une maison en papiers, un secret d’écriture Polichinelle, que dis-je… une confidence en aparté, toute l’innocence. Un refuge à images, une page de moleskine et son carnet pour une vie à l’horizontale. Une évidence et ses nécessités.

SQUARE DU 3em ARRONDISSEMENT

 

Lyon rue de Sèze, 8h30 collège jésuite aux boiseries bien cirées vers le bureau du directeur ou de l’aumônerie (messe le vendredi matin). Un temps d’études et de déclinaisons. Sans bruit l’adolescence quatre murs et tout à l’heure encore l’abcisse et l’ordonnée, 4 sur 10 peut mieux faire. Voilà un ciel à récréation, pain chocolat et oasis du mercredi boulevard des belges (au 14 de la maison en vitrail, domestiques tabliers blancs, acte 1 scène 3 Sartre ou Ionesco, théâtre d’amateur fenêtres ouvertes sur la Tête d’Or et ses jolies jeunes filles…), demain peut-être un clin d’œil et l’avenir une bise ou un soupir.

RUE DE SEZE, 6em ARRONDISSEMENT, EXTERNAT DE LA TRINITE

 

51 cours Franklin Roosevelt, poissons rouges et piano verni (tous les jours après seize heures…), parquet plafond renaissance, petits gâteaux sur le napperon et leçons bien apprises. Du Parc ou des Brotteaux, cet avant-goût de 6em collège privé tôt le matin. Un cartable de latin trois volumes, l’avenue, les platanes, chères pages précoces, Proust, Flaubert ou Maupassant… interdites au moins de quinze ans.

LES BROTTEAUX

 

Chère Astrid mademoiselle avenue Foch, vingt ans à la perfection. Hôtel particulier, scotch bien glacé, le théâtre vos lectures et la visite de Camille samedi avant le tennis. Mais tard le noir dans la nuit paragraphe rature, trois fois rien. Quelque part ailleurs, silence et encre, l’ombre ou le bruit, un mot, une signature… cette lettre jamais envoyée à double tour du lendemain.

DU COTE DE LA TETE D’OR
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Art et essai dans le 7em arrondissement, séance à minuit, la dernière du festival. Le cinéma espagnol et toutes ses arabesques dans une salle minuscule, entassés face à une image grand écran. Du Bunuel pour l’éternité…

COURS GAMBETTA

 

COMPENDIUM    

COULEURS

En lien avec « 1 mot 1 minute »

 

IM – « Hier sur la Place Bellecour du haut de ma bicyclette, un tutu tout blanc fait des tours. J’ai vu qu’elle était toute gaite la fille, des gens tout autour à montrer ses gambettes… »

DC – « Lyon la danse en septembre, un dimanche dans tous les sens au centre du geste et du mouvement. « 

DC – « Mardi bicyclette, de fille paraît-il, que des kilomètres à perpette c’est chouette et même rigolo, c’est du vélo ! ».

IM – « A Lyon c’est la révolution. Grâce au vélov on ose aller à perpette avec un euro le long du fleuve, des sentiers, les cils battus par la pluie, le nez au vent, visages qui se rient des éléments. La liberté çà n’a pas de prix, juste un euro on vous dit ! »

DC – « Pluie ploc ploc aujourd’hui mais pas vélo plouf plouf ! Sois prudente pimpante pimponnette ! »

IM – « Marrant le matin ce biclou quai docteur Bernard, des ricains en shortt au look d’hibou. Sont partis pédalant avec guide debout, assise même à genoux ! Au grand parc du nord, celui de la Tête d’Or, pas un brin de vent plein de fleurs sent bon. Vélo bicyclette biclou , moi aime bien !« 

DC –  » A deux entrées notre volonté c’est selon, chez les belges le boulevard « qui dois-je annoncer ? »ou chez Interpol coup de bol pourquoi pas s’y retrouver !« 

IM –  » Selon une vieille légende, le parc devrait son nom à une âme vagabonde qui, d’un mauvais bond y aurait le buste perdu et puis aussi la tête… alouette… ahahouououeeette… peuplée d’huluberlus la cassée silhouette pareille au bouton d’or y compte ses moutons quand sans sommation lâche tout et s’endort…« 

LYON LA RESISTANCE

 

 

 

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