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RUBRIQUES, REAPPROPRIATIONS, APPLICATIONS, TEXTES FONDATEURS, MONDES, MERVEILLES...
Rubrique 7 ARTS ET METIERS, réappropriation de la TRANSMISSION, application LE GOUT DE LA LANGUE, texte fondateur ETOILE DU NORD, 7em monde de la MATIERE, 7em merveille le « DASHI » au Japon, en lien avec FILS DE LA VIE, POLITESSE DES ROIS, COURS DE RECREATION, MATIERE PREMIERE, BONNES MANIERES, TROC EN STOCK, MEMORABLES ITINERAIRES.

 

 

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MODE    D’EMPLOI

 

L’ESSENTIEL DE L’INSTANT

 

Les traditions culinaires de l’intime au bout des mots et de la langue. Ce que le piéton voyageur n’a jamais osé dire ou faire en matière de gastronomie : son plat, sa recette de tous les sens dessus dessous pour une cuisine de l’intérieur enfin dévoilé.

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ETYMOLOGIES, MANIERES DE DIRE MANIERES DE FAIRE, LANGUES POPULAIRES, CURIEUSES, SAVANTES OU IMAGINAIRES...
NE PAS ETRE DANS SON ASSIETTE :  » C’est à dire ne pas se trouver dans son état normal de corps ou d’esprit. Jadis les convives autour de la table se servaient dans le plat commun au moyen de leurs doigts. La main était plaisamment désignée comme la fourchette du père Adam. Il faut dire que la fourchette était apparue à la cour d’Henri III : instrument bien utile pour faire franchir à la nourriture l’obstacle de la fraise que les mignons portaient autour du cou. La fourchette jugée trop efféminée retourna dans l’ombre par la suite. Le terme assiette désigna longtemps la place occupée par les convives à table. Puis par extension la manière dont ils étaient assis et ensuite, leur disposition d’esprit et d’humeur.  » POUR TOUT L’OR DES MOTS Claude Gagnière.

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DIDIER COFFY

Logo YouTube ASTROLABE  COMPENDIUM Didier Coffy —  PLAYLIST « Bande originale du film de la vie (1, 2, 3, 4, 5) ».

ierre aime manger. En particulier la chair (viande rouge, charcuterie, abats… pas un repas sans viande). Une attirance (sensuelle ?) pour le monde carnassier sanguinolent, l’amenant jusqu’à toucher la viande dans le frigo, la tripoter pendant de longues minutes, la soupeser et la caresser dans le secret. Sa préférence va  au gigot (synonyme pour lui d’opulence et d’aisance au regard de ses convives), moins d’attirance pour les viandes blanches (poulet, canard…). Il aime la graisse (beurre, gras…), ce qui fait tache, se répand, suinte, dégouline d’une matière visqueuse. Il en rajoute systématiquement à chaque cuisson. Il lui arrive de déguster des tartines de beurre et de charcuterie en milieu Steak, Steaks, Barbecue, Été, Grilld’après-midi, au fond de son jardin. Il jouit de cette chair carnassière en la dévorant en cachette (le goût du secret avant celui de la viande ?) . Quelle fonction la graisse a-t-elle à ses yeux ? Le faire à l’abri des autres semble combler un sentiment de manque permanent (le renvoyant peut-être à son séjour chez les paysans pendant la guerre où il dit avoir eu toujours faim…).

Pierre a besoin de se goinfrer (ce qui le rend émouvant), de l’étaler aux yeux des autres. Un sentiment de honte aussi et de manque. Sa mère, Félicie Fournel, n’a jamais fait la cuisine, les domestiques s’en chargeant (le peu qu’elle ait dû accomplir était un désastre, paraît-il). Pierre en a toujours été meurtri, humilié même. Avec sa femme, sa relation à la nourriture tient de l’épique, du romanesque et du rodéo. Plus de 60 ans de critiques acerbes, un dégoût systématique, avant même de goûter. Aucune reconnaissance, aucun encouragement. Se mettre à table avec elle est pour lui un exercice de haute voltige, un pugilat, un jeu de massacre. Lui, par contre, n’a jamais touché à une casserolle.

De la viande à tous les repas. Avant de la faire cuire, il la soupèse, la tripote, la regarde dans tous les sens, plonge son doigt dedans pour en évaluer la souplesse. Il affectionne certains morceaux pendant quelques mois puis passe à autre chose. L’heure de la viande à un repas de famille ou entre amis sonne l’instant d’une démonstration de force. A table, il aime la présenter à son public, la découper avec gourmandise, signe d’opulence ostentatoire et d’un certain niveau de vie.

Image illustrative de l'article Saucisson d'ArlesLe saucisson reste sa charcuterie préférée Il la mange souvent en cachette. Ainsi va-t-il « voler » des tranches dans le frigo (alors qu’il est chez lui…), le soir avant d’aller se coucher. Il en stocke dans la cabane du jardin ou dans son garage de Saint Laurent d’Agny. On en a même trouvé dans son bureau… Là encore, est-ce le goût du saucisson qui l’attire ou le fait d’en manger en cachette ? Cette remarque est valable pour d’autres aliments.

 Le beurre, un complément alimentaire indispensable. Pierre en rajoute systématiquement dans tous les plats, en particulier quand sa femme ne le regarde pas. Il n’en mesure jamais la quantité mais s’en empare exagérément, il faut que çà accompagne le goût, le transforme. Que trouve-t-il exactement dans le goût Pain Et Beurre, Pain, Beurre, Piquédu beurre et de la graisse en général ? Est-ce une simple question d’appréciation culinaire ou de manie parce que sa femme au contraire déteste tout ce qui est gras ?

Officiellement, Pierre ne mange des huitres que le jour de Noël. La réalité est autre. Il les déguste en toute discrétion lors de ses repas en ville. Un goût marqué pour les plus charnues, les plus grasses. Un plaisir non dissimulé au fond de la gorge, avec un verre de vin blanc bien frais. A l’arrivée sur la table d’un plat d’huitres, les yeux de Pierre se mettent à briller, une immense secousse de plaisir intérieur l’envahit mais avec une grande maîtrise, sans avouer sa gourmandise (peur d’être pris en faute ?). Pierre se croit obligé de freiner ses ardeurs, d’étouffer son bonheur. Il salive en cachette, on l’entend presque… Sans doute en commande-t-il régulièrement au restaurant quand il déjeune en solitaire. Il guette d’un œil luisant, le morceau qu’il va emporter dans son assiette, peut-être même s’assure—il que les autres convives ne vont pas lui voler sa part ou une tranche plus épaisse.  C’est la même chose pour le foie gras  qui flatte son niveau de vie, un signe de richesse et de pouvoir d’achat. Aime-t-il vraiment le goût du foie gras ou le raffinement qui s’en dégage chez celui qui le mange ?

 Un bol de camomille tous les matins pendant plus de cinquante ans. Pierre fait longuement massérer les têtes de camomille après avoir fait bouillir de l’eau dans une casserole et mis ensuite, tout feux éteint, un couvercle dessus. Très sucré les premières années, Pierre diminue ensuite le nombre de sucres, le breuvage prend alors un goût très amer. Le rituel ne change jamais. Pierre déteste les sachets de camomille, insipide.s et sans vertu. On ne sait pas ce qui a l’a amené à ce rituel  depuis si longtemps. Impossible de lui faire goûter autre chose, le café ou le chocolat le rendent malade. La camomille, consommée à haute et forte concentration (proche de la décoction) et pendant tant d’années a-t-elle fini par faire l’effet si bénéfique qu’on lui prête sur le foie ?

 

« AUTOPSIE DU QUOTIDIEN DE PIERRE« 

RUBRIQUE 2 NOUS SOMMES ICI

DI VIN

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MARC VEYRAT — UNE ETOILE TROIS ETOILES EST PARTIE REJOINDRE LES ETOILES — L’ENFER EST PAVE DE RUMSTECK 

 » Sachez néanmoins, pauvres hères, que la côtelette c’est uniquement à la Provençale avé le thym et le romarin, quelques petites tomates, une marinade huile d’olive ail et hop poêle bien chaude pour saisir ton agneau.  » 

 

ARTE

 

GARGANTUESQUE

 

 

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