GEOLOCALISATION

 

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BON VOYAGE, CHANTIER PERMANENT DE MEMOIRE COLLECTIVE, PIETON VOYAGEUR, FORUM, OPERATION DU SAINT-ESPRIT, ZENITH/NADIR, 8 RUBRIQUES, 64 APPLICATIONS, 8 TEXTES DONDATEURS, 8 MONDES, 8 MERVEILLES, GLOSSAIRE.

 

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  CREATION D’UN MONDE

 

 étaphore moderne de Christophe Colomb ou Marco Polo… le piéton voyageur tient la place du Sujet dans le chantier encyclopédique et incarne une forme d’aventurier au long cours. Il explore, découvre et alimente par ses contributions (écrits, photos, vidéos, son…– manières de se connaître et s’y reconnaître) mille déplacements et voyages singuliers au Centre et hors de lui-même. De trouvailles en nouveaux territoires découverts, le voilà repoussant toujours plus loin limites et frontières, donnant Sens au chantier dans toute sa dimension humaine, sociale et culturelle. Objet et sujet d’une toile (d’araignée) vivante, expression visible de l’illimité de son Absolu. La géolocalisation (point de rencontre du spirituel et du matériel), dite aussi « opération du Saint-Esprit« , agit sur le sujet comme un « effet Big Bang« . Elle engendre une énergie, un choc intérieur de type « disruptif » favorisant une réappropriation de son monde (par l’écriture, le dessin, la photo, la vidéo, la musique…), une reprise en main de son identité ouvrant sur un ailleurs éclairant. Une myriade d’univers personnels, similaire à la « galaxie spirale » des astronomes, appelée aussi « galaxie du tourbillon« .

MOD D’EMPLOI

Le piéton voyageur doit se géolocaliser dès son entrée sur le chantier  par l’Opération du Saint Esprit » (procédure du mot  choisi + date de naissance). Il communique ses données à la direction de l’Astrolabe Compendium via le compte Facebook @pietonvoyageur ou le compte Twitter astrolabe10.  Celle-ci, après calcul, lui transmets sa position exacte, sa localisation dans telle ou telle rubrique avec les applications correspondantes (l’emplacement révélé exprime son Zénith ET son Nadir dans la rubrique opposée). A lui d’évaluer si les 16 applications proposées (8 pour chacune des deux rubriques) lui conviennent afin de pouvoir commencer à poster ses contributions. S’il considère s’être « trompé de route », il sort du chantier avant de rentrer à nouveau en se géolocalisant une nouvelle fois en respectant la même procédure.

Exemple…

MOT CHOISI : Soleil.

DATE DE NAISSANCE : 14 septembre 1963.

GEOLOCALISATION (par OPERATION DU SAINT ESPRIT) : ZENITH en Rubrique  4 LIEUX COMMUNS réappropriation du Vivant avec 8 applications Langue de pub, A la trace, Terra incognita, Personnage vivant plus vrai que nature, Argent trop cher, Parties communes, Arche de Noé. NADIR en Rubrique 8 ENCYCLOPEDIE I réappropriation de la Connaissance avec 8 applications Abécédaire, Compendium couleurs, Dictionnaire de la mémoire, Ecriture de l’espace, Petit musée des aperçus, Planche encyclopédique, Mille et une nuits. 

CALCUL DU ZENITH / NADIR

MOT CHOISI (Ciel, Spirituel, monde vertical) : MAISON (4 + 1 + 9 + 1 + 5) = 2

DATE NAISSANCE  (Terre, Matériel, monde horizontal) : 26 / 12 / 1956 (26 + 12 + 1956) = 5

POSITION SOLEIL : 23,10° (angle azimuth), 166,83° (angle zénithal).

POSITION LUNE : Premier quartier 23h27 UT. 74°21’58.52 ‘’

POSITION AUTRES PLANETES : Mercure 287°06’35.64’’, Vénus 265°47’14.65’’, Sature 253°06’41.52’’, Pluton 285°30’51.31’’.

DATE : 8 décembre 2015.

HEURE UNIVERSELLE : 12h52.

ZENITH : Rubrique 6 LA VIE EN JE(UX) ré-appropriation de l’Art de vivre et 8 applications. Monde du Temps et ses 8 mots-clefs, 6em merveille Le Pendule de Foucault à Paris en France.

NADIR : Rubrique 2, NOUS SOMMES ICI  ré-appropriation de l’Identité et 8 applications. Monde virtuel et ses 8 mots-clefs, 2em  merveille le Data Center de The Dalles aux USA.

CALCUL DU ZENITH : Après avoir pris en compte la position du Soleil et des autres planètes ainsi que de l’heure universelle (permettant de cartographier ensuite) à l’instant exact de l’entrée du piéton voyageur dans le chantier, le mot MAISON subit un « traitement numérologique » (si le piéton voyageur préfère choisir un morceau de musique, une illustration, une photo… il doit les remplacer par un mot équivalent) On substitue ensuite chaque lettre par un chiffre (correspondant à sa symbolique énergétique) soit ici le 4, 1, 9, 1 et 5. On additionne l’ensemble pour obtenir le chiffre 20 puis par compression le 2 (2 + 0 = 2) indiquant la position verticale du sujet dans le chantier (son Ciel). On applique ensuite le même principe à la date de naissance en additionnant le jour, le mois et l’année, soit 26 + 12 + 1956 = 1+9+9+4 pour une compression en 5 indiquant la position horizontale du sujet (sa Terre). Il suffit ensuite de relier les deux lignes et le point d’intersection géolocalise alors le piéton voyageur signalant ainsi son Zénith : ici la rubrique 6 LA VIE EN JE(UX)  , ré-appropriation de l’Art de vivre avec ses 8 applications et son texte fondateur MARIONNETTES DE HANOÏ, son Monde du Temps et ses 8 mots-clefs, sa 6em merveille le Pendule de Foucault.

 

CALCUL DU NADIR : A partir de la position du Zénith en rubrique 5, il suffit d’effectuer un mouvement de balancier en allant chercher la rubrique d’en face (effet miroir du « double et de la gémellité fécondée » de l’œuf et de la perle), permettant de trouver son Nadir, ici la rubrique 2 NOUS SOMMES ICI, ré-appropriation de l’Identité avec ses 8 applications et son texte fondateur CHASSE MARIN, son Monde virtuel et ses 8 mots-clefs, sa 2em merveille le Data Center à The Dalles aux USA...

OBSERVATIONS : Le mot MAISON et la date de naissance 26 DECEMBRE 1956 du sujet font apparaître un principe de bipolarité entre la réappropriation de l’Art de vivre (Zénith du sujet), le Monde du Temps ET la réappropriation de l’Identité (Nadir de ce même sujet), le Monde virtuel. Un questionnement autour de la symbolique des liens entre la rubrique 6 LA VIE EN JE(UX) et la rubrique 2 NOUS SOMMES ICI. Entre la manière de vivre et la question de s’identifier, l’Art de vivre et l’Identité, le lien « merveilleux » spatio/temporel entre le Pendule de Foucault à Paris et le Data Center de The Dalles aux USA…. — autant d’oscillations du piéton voyageur dans sa quête de connaissance et de reconnaissance.

 

Géolocalisé dans le champ d’une rubrique, le piéton voyageur a à sa disposition 16 applications (8 pour le Zénith et 8 pour le Nadir) pour autant d’exercices pratiques lui permettant de progresser dans son exploration. Lié aux autres mais ne pouvant compter que sur lui-même, le sujet n’a accès au reste des rubriques que grâce à sa propre progression à l’intérieur de la toile (et non par une vision d’ensemble connue d’avance, la globalité des « territoires » ne pouvant être visualisables d’un seul coup d’œil) : seul le MOUVEMENT fait apparaître. Le piéton voyageur part ainsi dans l’inconnu et découvre par les mots choisis, des « pays » (rubriques, applications…) qu’il aborde et façonne lui-même s’il désire les explorer ou qu’il développe à son tour si d’autres piétons voyageurs l’ont précédé. Se construit ainsi au fil du Temps, une « géographie » nouvelle, singulière et plurielle, telle l’histoire de la cartographie marine de Christophe Colomb ou Magellan…, effet d’une géolocalisation des uns et des autres toujours renouvelée (et à chaque fois différente par le choix du mot, de l’heure, de la position du Soleil, des planètes…) faisant du sujet un Etre agissant, moteur d’une force centrifuge paradoxale produisant des territoires et du vivant révélant quelque chose d’Autre dans un Ailleurs infini. Cette géolocalisation fixe et déplace, concentre et ouvre vers un dépassement de soi, « détruit le temps et crée de la durée » (René Char) produisant par le mot de l’« ici » mais aussi de l’« ailleurs », tout le sens d’une exploration reposant sur un sujet acceptant de se poser « là » et de s’élever « au-delà ». Le comble d’un vide et d’un temps infiniment dérobé mais créateur d’espace. Une marche en avant rétablissant invariablement le même équilibre, celui du pas ancestral du marcheur (cf. statue de Bernini à Rome) dans la géolocalisation d’une Parole obligeant l’Etre à en accepter le mystère (la part d’inconnu en soi et hors de soi) jusqu’à en déconstruire l’équilibre pour mieux s’en réapproprier le Sens dans sa perpétuelle renaissance.

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  CREATION DU MONDE A TRAVERS LES AGES

 

La géolocalisation du piéton voyageur, par son effet « Big Bang », peut être assimilée à la création d\’un monde (sa représentation symbolique à travers les âges, les cultures et les civilisations, celle d’un œuf et de sa fracture, son crâne aussi …). Elle structure la figure fractale du chantier pour en faire une organisation invariante (le Tout est à l’image de la somme de ses parties et chacune est à l’image du Tout) par changement d’échelle lorsque le piéton voyageur passe d’une rubrique ou d’une application à une autre. Cela dessine un modèle de type rhizomatique dans lequel l’organisation des éléments ne suit pas une ligne de subordination hiérarchique (la production d’un piéton voyageur n’est pas « supérieure » à celle d’un autre, le mouvement dans le chantier venant toujours du centre donc du coeur de chaque personne…), il instaure un principe de circulation horizontale. On y rentre par une rubrique ou une application, on en sort en se déconnectant avant de se reconnecter ailleurs, une pratique de déterritorialisation et de reterritorialisation au sens deleuzien du terme (« Extrait de Rhizôme – Le rhizome est d’abord linéaire, c’est-à-dire qu’il se constitue de proche en proche comme une série et qu’il peut toujours gagner ou perdre un élément ou plusieurs. En cela il s’oppose à la structure qui implique la coexistence de plusieurs niveaux ou strates d’organisation, d’une profondeur et donc d’une rigidité. Au contraire, le rhizome possède une mobilité essentielle et une souplesse qui rendent possible sa transformation permanente. De cette première caractérisation découlent les principes  que Deleuze énumère dans l’introduction de Mille Plateaux : le « principe de connexion et d’hétérogénéité » implique que le rhizome se forme par liaisons d’éléments hétérogènes sans qu’un ordre préalable assigne des places à chaque élément : « […] n’importe quel point d’un rhizome peut être connecté à un autre, et doit l’être ».Le « principe de multiplicité » : la multiplicité est « […] l’organisation propre du multiple en tant que tel, qui n’a nullement besoin de l’unité pour former un système », c’est-à-dire que la multiplicité ne peut être artificiellement unifiée et totalisée par une forme surplombante. la multiplicité est une forme de prolifération immanente et autonome. Le « principe de rupture assignifiante » qui caractérise l’absence d’ordre, de hiérarchie entre les éléments et surtout l’absence positive d’articulations prédéfinies, contrairement aux arborescences ou systèmes organiques qui prévoient et localisent leurs faiblesses afin d’organiser les ruptures possibles : « un rhizome peut être rompu, brisé en un endroit quelconque ». Le « principe de cartographie et de décalcomanie », c’est-à-dire que la carte s’oppose ici au calque, en ce que le calque est reproduction d’un état de chose bien identifié qu’il suffit de représenter. Au contraire, la carte est un tracé original qui rend un aspect du réel que nous ne connaissions pas encore (une carte peut présenter des entrées multiples et un même espace peut être symbolisé par un grand nombre de cartes différentes) ». Le chantier astrolabe compendium est un rhizome par sa souplesse (il peut perdre un élément mais en gagner un autre à tout moment, se transformer en permanence), c’est un corps polymorphe sans organe et sans centre, une machine désirante faite d’éléments agencés (rubriques, applications, etc…). Chacun de ces éléments peut influencer une partie de sa structure quel que soit sa position et le moment. La géolocalisation répond au principe zen, celui d’une concentration amenant une méditation. C’est à dire réduire le monde à son essence même. L’important n’est pas de trouver la réponse mais de se centrer sur la question. Il faut pour cela que le « terrain » soit vierge, la géolocalisation est un exercice du vide. Ce qui est important ce n’est pas ce que nous voyons par la fenêtre mais ce que nous voyons en elle. Quel sens ? Aucun, simplement être totalement là. Pour faire partie d’un Tout, l’individu doit devenir in/signifiant (se concentrer pour faire et sens en lui-même). La géolocalisation de l’Unique dans le Multiple. Il n’y a pas de hasard, seulement des connexions. Tout se transforme, rien n’est fixe.

 

Le chantier Compendium est une néguentropie, un écosystème où tous les éléments interagissent entre eux, une organisation de type holistique où le phénomène se définit comme un ensemble indivisible et où la somme de ses parties ne suffit pas à le résumer. Chaque entrée du piéton voyageur produit un Centre (une intime intersection) révélant une géolocalisation génératrice de son propre mouvement et/ou qui à son tour alimente une autre énergie transformant la chaleur motrice en quelque chose de vivant.  Ce « feu intérieur » reçoit et produit de l’information (l’heuristique du mot, textes, images, musique trouvés…), un élan ouvert interconnecté à d’autres Centres (les piétons voyageurs) faisant du chantier un grand Etre fracturé plein d’élan recevant de l’énergie de son environnement, comparable à une cellule ou à la Terre en général. L’ensemble devient  une force de cohésion et d’auto-organisation de type systémique (les modalités d’entrée restent toujours les mêmes et produisent des effets semblables et différents). La transmission  et la circulation de l’information  s’opèrent par le réseau (rubriques, applications) et par des liens pouvant relayer ou non cette même information (le piéton voyageur n’est pas obligé d’utiliser les mêmes mots que les autres mais il peut aussi les enrichir) : tout se nourrit de tout. On peut aussi parler d’holacratie. Le piéton voyageur  s’imprègne d’une information (mot, texte, etc…) et peut la fracturer à l’endroit de son choix, créer un lien, construisant ainsi un système dynamique par percolation (percolare : passer à travers d’un état à un autre, filtrer…), où l’information se fracture en permanence (par le texte, la phrase, le mot) devenant ainsi fra/gile (étym : structuré de plusieurs fractures) et puissant. Cette figure fractale, de type généricité, organise la construction horizontale du chantier dans lequel chaque élément est potentiellement efficient. Elle autorise toutes les interventions dans ce grand corps de langage où chaque élément fractal  (un mot, un texte, une illustration, une carte, un morceau de musique…) s’ouvre sur un autre élément lui-même fractal à la manière des poupées russes. En se connectant et se déconnectant avant de se reconnecter à nouveau, chacun se déterritorialise puis se reterritorialise, une auto-organisation de l’information. Ce « feu » central reste  le moteur du mouvement, la clé du système, similaire à la théorie de Nicolas Sadi Carnot et ses « Réflexions sur la puissance motrice du  feu » (une différence de température entre deux corps est nécessaire selon lui à la puissance   motrice,  la fièvre d’un corps est paradoxalement perçue comme un signe de bonne santé des anticorps capables de réagir à l’invasion de toxines, ainsi le jeu d’équilibre des forces entre le  Zénith et le Nadir à chaque géolocalisation, la part de lumière et d’ombre du sujet, équivalente à la conscience d’un tribord et d’un babord…). Un « corps froid » face aux consignes d’entrée  et  un « corps chaud », recentré et faisant ensuite mouvement telle une énergie biodynamique, la logique de son vivant. Cette dualité assumée, non plus perçue comme une opposition entre ce qui va bien et ce qui va mal (cette ombre qu’il faudrait « soigner », ce « poison qu’il faudrait faire disparaître…–) en constitue le point d’équilibre, « c’est la dose qui fait le poison » disait l’alchimiste Paracelse. Le point d’équilibre mis à jour participe de la re-naissance du sujet, de son mouvement vers un Autre et son Ailleurs, autant de petites re-naissances pour autant de géolocalisations. Un lien avec l’Astrolabe nautique qui apparaît en Europe au  XVIem siècle, une autre Renaissance…, dans une période particulièrement féconde en matières de découvertes, de révolutions (techniques, scientifiques, culturelles, artistiques…) et de fracturations des idées reçues. Siècle de pleine expansion de l’art baroque et de la mise en scène de la dualité, dans l’opposition harmonieuse et flamboyante de son jeu de lumières (obscurité/clarté), un « monde où tous les contraires sont possibles ». Le mélange entre productions purement créatrices, donc issues de l’imaginaire du sujet dans sa « vérité intérieure », et d’informations « officiellement vérifiables » (étymologie, historique, citations, etc…) ajoutent à ce jeu des contraires très fécondant. Une opposition « froid »/ »chaleur » génératrice, si l’on reprend les théories de Nicolas Sadi Carnot sur la chaleur productrice de  mouvement, de flamboyance et d’extravagance. Cette période de  concentration d’extensions (territoriales, politiques, sociales…) et de mouvements ascendants n’est que la conséquence de la force infinie du « moteur central » permettant au sujet par sa géolocalisation une réappropriation du monde et de son univers remis à jour.

Le chantier s’organise selon un principe de permaculture, une méthode systémique et globale s’inspirant de l’écologie naturelle, ici de la personne. L’organisation n’est jamais figée mais toujours en mouvement, similaire à la biodiversité d’un écosystème et son écomimétisme. La permaculture permet d’appréhender un système dans sa globalité, d’observer comment les parties de ce même système sont reliées, de réparer les systèmes en apprenant des systèmes durables, de toujours apprendre des systèmes pour pouvoir accueillir l’humain, d’inclure ceux qui sont à l’extérieur de ce système. Le chantier est une création et l’aménagement d’un système, le fond et la forme, (latin designare « marquer d’un signe, signaler à l’attention » et «choisir, nommer pour une fonction, une charge». Le chantier, comme la permaculture, « marque d’un signe » et «nomme pour une fonction ». Ce signe a deux faces, un signifiant (le concept, la représentation mentale d’un concept, son contenu) et un signifié (la représentation mentale de la  forme, son contenant). Il s’incarne en un espace qui respecte une tradition, ce qui fait mémoire et projet. La tradition (du latin traditio, tradere, de trans « à travers » et dare « donner », « faire passer à un autre, remettre ») désigne la transmission continue d’un contenu culturel à travers l’histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial. En y ajoutant un projet (pro/jactare, jeter vers), il crée un mouvement, une force centrifuge génératrice de conscience. Le chantier est d’abord une action du sujet avec lui-même et avec les autres.

 

«  La lumière depuis tout temps est chargée d’une force symbolique. Tout Homme est tiraillé entre deux pôles ultimes que sont « l’ombre et la lumière ». La dialectique Lumière/Ténèbres est un symbole universel. Depuis la « déification » du feu, élément vital pour l’Homme préhistorique, puis dans les divinités de la mythologie grecque où APOLLON, fils de Zeus, est le dieu du jour et de la lumière et jusqu’à la théologie de Dieu, on n’a eu de cesse que de lui accorder des origines et vertus surnaturelles, attractive, rassurante et bienfaisante. Partant du postulat que la lumière génère sur l’être humain des émotions, consciente ou inconsciente. L’homme dans sa perception des espaces se trouvera émotionnellement touché par la clarté, le scintillement, les clair-obscur ainsi que par toute autre forme de lumière. Le jeu sur les contrastes entre ombre et lumière influence donc ses sentiments et son humeur, il est donc primordiale pour tout architecte de contrôler cet élément. La lumière théologique caractérise l’architecture gothique (voir PARTIE COMMUNE), elle mêle justement le symbolique et l’émotif pour crée une architecture quasi transcendantale chez le chrétien. Selon Vitellion (moine et intellectuel du XIIIème siècles), on distingue deux sortes de lumières : la lumière divine (Dieu) et la lumière physique (la manifestation de Dieu). Les vitraux des églises représentent des scènes de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament, de la vie des saints ou de la vie quotidienne. Ils sont l’équivalent illustré du catéchisme moderne. Au Moyen Âge, c’était l’un des moyens d’enseigner à des populations très souvent illettrées. Lorsque la lumière du ciel (physique) passe à travers les vitraux, elle se charge symboliquement d’une manifestation divine. Les vitraux sont chargés de transformer la lumière physique en lumière divine, autrement dit de faire entrer la présence divine dans l’église. Dans la mentalité médiévale, on associait le sombre ou l’absence de lumière au Malin. Ainsi, quand un fidèle entrait dans la cathédrale, il se sentait protégé du mal par Dieu et cela grâce à la luminosité des vitraux. La cathédrale gothique, manifestation de la puissance, de la grandeur et du rayonnement de Dieu, invite par le biais de son architecture et de ses jeux de lumières à l’élévation spirituelle.
Ceci est un exemple l’illustrant la symbolique de la lumière et sa capacité à produire des effets et des émotions sur l’homme.
La difficulté est à présent d’arrivé à transposer cette symbolique de la lumière dans un contexte plus contemporain. Dans une société individualiste, égalitaire ou seul l’observable et mesurable existe..
(La symbolique de la lumière – 2009)

Exemple de « texte fracturé » par 4 piétons voyageurs. Chaque texte fracturé (ici en 4 couleurs) donne son relief au texte initial par effet de « percolation »,  leurs contenus s’enrichissent en créant de nouvelles bifurcations, d’autres percolations. Elles créent chacune des déterritorialisations pour mieux se reterritorialiser ailleurs, un hyper-Texte par le mot, l’image, le son… autant d’effets systémiques ouverts sur l’ailleurs de sa propre néguentropie. Un mouvement similaire  à la biodynamique (mais aussi la thermie, la biodiversité…) reliant la Terre avec le Ciel, la science de l’Homme avec la conscience de l’humanité faisant de ce chantier un organisme vivant, une anthroposophie (selon le philosophe Hermann Fichte une « soi-connaissance de l’être humain », une « sagesse appliquée à l’Homme » selon Thomas Vaughan) nouant connaissance et expérience sensible. La dimension encyclopédique et anthropologique du chantier Astrolabe crée ainsi les conditions d’un nouveau paradigme pour penser et construire une mémoire du vivant, un modèle cohérent du monde. 

ETRE = Géolocalisation.

ENTREPRENDRE = Réappropriation.

TRANSMETTRE = Percolation. 

PARTAGER = Dissémination.

ETYMOLOGIES, MANIERES DE DIRE MANIERES DE FAIRE, LANGUES POPULAIRES, CURIEUSES, SAVANTES OU IMAGINAIRES...
NEGUENTROPIE : Facteur vivant d’organisation de systèmes physiques, sociaux, humains… s’opposant en ce sens à la tendance naturelle de désorganisation, l’entropie.

FRACTALE : Vient de fraindre, frayndre en Ancien Français… rompre. Figure brisée dont la structure est invariante quelque soit l’échelle (exemple des poupées russes). Fracturer un texte du chantier c’est ouvrir une brèche (via une phrase, un mot, une lettre… ou une illustration, une photo, une vidéo) avec sa propre contribution dans la production d’un autre piéton voyageur par effet de percolation. Le principe fractale crée le mouvement (lire néguentropie) dans le chantier, il induit un phénomène de seuil associé à la transmission d’une « information » par le biais d’un réseau de liens (rubriques, applications) qui peuvent, selon leur état, relayer ou non cette même information. La fracture (dans un couple, la séparation et/ou la mort, cf ISLE-SUR-LA SORGUE) crée le partage, c’est à dire la différenciation cellulaire dans la symbolique gémellaire du couple, sa météorisation (météores = jumeaux, choses élevées dans le ciel, personne ou objet brillant d’un éclat très vif mais passager — météorisation, modification subie par les roches au contact de l’atmosphère comme un éclair dans un ciel bleu). Dans le chantier l’information d’un texte produit ou non un effet fractale, dans l’affirmative l’effet de seuil (ses conséquences narratives dans le nouveau texte proposé par un autre piéton voyageur) sont plus ou moins importantes, équivalent au stimulus en psychologie expérimentale.

HOLACRATIE : Vient de holarchie (grec holon, forme neutre du tout). Système fractal de gouvernance fondée sur l’intelligence collective. Le prises de décisions (dans le chantier, la géolocalisation et les changements de rubriques, les interventions par percolation entre piétons voyageurs) sont disséminées au travers d’une organisatio fractale auto-organisée (principe de déterritorialisation et reterritorialisation).

BIODYNAMIE : Système de productions agricoles issu du courant anthroposophique qui considère que toute exploitation (ici un chantier) est un organisme vivant le plus diversifié et le plus autonome possible, lui permettant de se développer en totale autarcie.

PERCOLATION : Vient de per/colare, latin : passer à travers, filtrer, transiter d’un état à un autre, s’imprégner de… (exemple pluie, café, discours). La puissance de la percolation est proportionnelle à la nature du terrain et à la force de la fracturation (conséquence de l’opération du Saint-Esprit dans le processus de géolocalisation, plus le principe compendium, assimilable à un exercice de méditation, plus le mouvement sera puissant donc les percolation aura de conséquences fructueuses). Quelque chose de comparable à la loi de Darcy qui exprime le débit d’un fluide déterminé par la conductivité hydraulique du substrat (ici le texte initial du piéton voyageur) et par le gradient de pression du fluide (la fracturation).

HYPERTEXTE : Ensemble de documents liés entre eux par des hyperliens permettant une circulation dans ce qui devient réseau. Hyper+Texte = dépassement des contraintes liées à la linéarité du texte. Une polysémie (ot ou expression ayant plusieurs significations, territoires différents. Un manuscrit, un brouillon peuvent être un hyper texte.

PARADIGME : Du grec, montrer et exemple. Manière de penser le monde, le représenter, le développer dans toutes ses pratiques et ses croyances.

Pour aller ailleurs, voyagez loin, tapez ZENITH / NADIR, HUIT MONDES, HUIT MERVEILLES, GLOSSAIRE, HUIT RUBRIQUES, APPLICATIONS PRATIQUES… ou. proposez un mot de votre choix.

 

 

 

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