S’EGARER UN PEU SANS SE PERDRE – UNE ECOLOGIE DE LA PERSONNE – CARRE ET CERCLE –

UN CABINET DE CURIOSITES

S’EGARER    UN    PEU   

SANS   

SE    PERDRE

« Une découverte augmente la conscience de notre méconnaissance »

Etienne Klein, philosophe astrophysicien

Un chantier, un outil (social, pédagogique, et culturel) libérant la parole (écrite, graphique, visuelle, sonore…) en mettant la personne au centre de sa démarche. Un accélérateur de lien social permettant de répondre aux besoins de la collectivité dans ses initiatives et actions les plus variées.
Cette application est le point d’aboutissement de mes recherches et de mes expérimentations depuis plus de trente ans (avant même l’arrivée d’internet…). La lente maturation d’un concept imaginé, exploré, travaillé puis laborieusement testé sur le terrain, tant en France qu’à l’étranger. Le fruit de l’expérience d’un parcours à travers le siècle – enrichi de ses questionnements, transformations sociétales et innovations technologiques… — avec au final la volonté de transmettre aux futures générations un outil efficace en phase avec ses attentes.
Sa forme est celle d’un Astrolabe modernisé — inspiré par celui du XVIem siècle, celui de Christophe Colomb, Magellan, Vasco de Gama…– devenu boussole digitale conjuguant objectifs à atteindre et reconnaissance de chacun dans sa manière de se connaître et s’y retrouver. Elle peut être techniquement adaptée aux besoins des acteurs de notre société à la recherche d’un instrument numérique sur-mesure capable de répondre aux exigences de leur demande et d’en optimiser le résultat final. Sa vocation humaniste vise à trouver des solutions individuelles à des fins collectives, réparer et recoudre le tissu social, affirmer une écologie de la personne dans son environnement, «faire société» tout en la révélant dans son mouvement. Un outil d’exploration intérieure et de mise en valeur du vivant dans la réalité singulière et plurielle de son savoir-faire et de son savoir-être.
Ainsi développe-t-il un écosystème pouvant être utilisé pour des opérations de mise en valeur de l’espace public (révéler la parole d’un lieu et de ses habitants dans leurs quartiers, villages, régions… pour des projets de rénovation), d’accompagnement aux entreprises (penser autrement l’acte d’entreprendre et le soutien à l’entrepreneur, passer de l’idée au concept, faire apparaître la ligne d’un produit, améliorer la cohésion d’un groupe de collaborateurs, la parole au bureau …), de protection du patrimoine (mettre à jour les racines à l’heure du virtuel, celles des citoyens et de leur Histoire, une question d’identités dans un monde sans frontières…), de géolocalisations environnementales (échanger et partager les mille expériences citoyennes dans l’écosystème sociétal, un développement durable pour chacun…), de transmission des connaissances et des savoirs 2.0 (apprendre l’Etre avec la Lettre, un compagnonnage collaboratif pour des retards linguistiques et autres troubles du langage au bon sens du mot, le BABA de l’illétrisme), de passerelles entre singularités (construire le vivre ensemble du semblable et du différent, les paroles migratoires dans leurs chemins de traverses), d’actions sur la santé retrouvée (se réapproprier son corps, une parole dans tous ses états), d’initiatives touristiques (gagner de nouveaux horizons, partir à l’aventure au coin de la rue, à chacun son guide de voyage les mots la main dans le sac…), d’aventures culinaires (découvrir que l’on peut avoir faim de tout, le goût de la langue et du palais), etc…
Les actions thématiques dans ces espaces hybrides, similaires à des «tiers-lieux», répondent à une éthique. Elles se veulent écoresponsables selon un principe zéro déchet où rien ne se perd et où tout se recycle. Elles sont accompagnées par des «Partenaires Astrolabe», ayant les mêmes soucis d’exigence. Start-ups disséminées à travers la France et spécialisées dans des domaines identiques, elles apportent ici leur expertise et leur savoir-faire.
Instrument de précision pour tous (application multilingue, y compris la langue des signes…), l’outil peut être proposé dans un cadre de licence d’exploitation au monde de l’entreprise, l’enseignement, l’insertion, la formation, l’animation, la culture, le patrimoine, la mise en valeur des territoires, le tourisme, la rénovation urbaine, la recherche d’emploi, le milieu carcéral, les hôpitaux… Il est destiné en priorité aux acteurs (publics et privés) jouant des rôles clés dans ces spécialités (Etat, institutions, collectivités territoriales, municipalités, fondations, PME, associations, structures de codéveloppement…) afin de répondre à leurs exigences dans le cadre d’actions éphémères ou durables.
L’Astrolabe s’engage à respecter le cahier des charges, à assurer un accompagnement personnalisé lors de la mise en route et à dresser un bilan en fin d’opération. Il demande en échange de se conformer à sa charte éthique : respect de l’autre et de son environnement, circulation des idées, esprit collaboratif, sens de la transmission.
L’outil sert de lien, se fait passerelle au service de… le client reste maître d’œuvre.
Une recherche d’efficacité et de qualité guide le procédé.

Un espace toujours en mouvement libre et structuré (un « chantier » avec sa règle du jeu) où chacun peut  aller et venir, y trouver une place répondant à ses besoins. L’univers d’une construction collective transversale et interactive, un point d’ancrage permettant d’accueillir l’indispensable et le dérisoire de l’humain, ses traces et sa mémoire… l’anthropologie d’un monde réapproprié. Un outil de travail  (pédagogique, social et culturel…) créant des passerelles entre des savoir-faire et des savoir-être, animant une histoire plurielle, miroir d’un peu de chacun et de la société dans son ensemble. Une manière de penser une encyclopédie au quotidien révélant l’Homme, le citoyen et l’Etre.

ETYMOLOGIES, MANIERES DE DIRE MANIERES DE FAIRE, LANGUES POPULAIRES, CURIEUSES, SAVANTES OU IMAGINAIRES...
OUTIL : En Ancien Français, vient de ostil, ustil, oeustil, oultil, oiltil… tout instrument de travail dont se servent les artisans. Ostillier : se munir (manus, main)de quelque chose, être ostilli… être équipé. Cf « Le geste et la parole » André Leroy Gourhan.

CHANTIER : Portugais, canteiro. Italien, cantiere. Bas-latin, cantarium. Latin, canterium. Au XIem siècle, bords de rivières navigables, lisière qui doit rester libre et en mouvement pour le service de navigation. Entrepôt de marchandises qu’on embarque ou débarque. Pièce de bois sur laquelle on couche les barriques, d’où l’expression « mettre du vin sur le chantier ». Morceau de bois ou pierre qui sert à maintenir le bloc, la pièce de bois que travaille un maçon. Terme de marin, bloc de bois sur lequel porte la quille d’un vaisseau en construction. Appareil qui porte les manivelles du cordier. Dans les trains de bois, bûche ou perche entaillée pour la liaison d’un certain nombre d’autres bûches.

ENCYCLOPEDIE : Du grec egkulios paideia. Instruction embrassant tout le cycle des savoir-faire, des us et coutumes, l’ensemble des connaissances, ou une partie de celui-ci.

TEXTE : Latin texere, ourdir une toile, une trame, tisser.

S’EGARER : Vient de esguarer, mettre hors du bon chemin. Jeter dans l’erreur, se fourvoyer.

PERDRE : Etre privé de quelque chose, cesser d’avoir, s’abîmer, faire naufrage, disparaître.

BIBLIOGRAPHIE, NOTES, TEXTES, COMPLEMENTS D'INFORMATIONS...
REPRESENTATIONS DU MONDE ET SYMBOLIQUE ELEMENTAIRE (extrait de thèse de Béatrice Déglise-Coste) —

UNE    ECOLOGIE

DE

LA    PERSONNE

La crise environnementale actuelle, celle de l’Homme dans sa globalité, révèle un déséquilibre du vivant. Le mot «crise» est à prendre ici au sens de «devoir faire un choix» (latin « crisis » assaut de la nature et grec « krisis » distinguer, séparer, passer au crible…) avant de l’associer à une idée de «période de tensions». Ce déséquilibre sérieux signale l’altération profonde d’une gravité négligée en son Centre (latin «gravis» assumer la charge morale et intemporelle du lien Homme / Planète avec noblesse, dignité et proximité) entraînant l’Etre dans un porte-à-faux avec lui-même et son réel. La question est d’importance car le Centre synthétise en un seul point l’essence de l’Etre, son principe de dualité, ce qui fait LIEN dans l’équilibre de ses contraires (masculin/féminin, lumière/obscurité, Terre/Ciel…), la vérité de son IDENTITE. Maltraiter cet équilibre dé-centre et déboussole le sujet, lui fait perdre le Nord, la vue, la vie et le sens. L’altération de l’intégrité (in-tegritas ce qui fait tissu intérieur, réseau, lien social…) dé-géolocalise l’espèce et l’espace faisant perdre également à l’individu et à sa planète son ADN et ses repères, l’oxygène de ses liens intimes, visibles et invisibles avec le vivant.

Nous vivons donc d’abord une crise identitaire.

L’Astrolabe Compendium répare et recoud en apportant sa contribution à la restauration du tissu social de la communauté humaine dans son environnement, l’affirmation d’une écologie de la personne. Il est le résultat d’une recherche appliquée cherchant à rendre visible l’invisible au moyen d’un outil d’exploration intérieure à vocation humaniste générant du lien et créant les conditions du recentrage de la personne grâce à un principe de géolocalisation. La redécouverte de l’essentiel permet ainsi au sujet une réappropriation de son monde, l’affirmation d’une identité explorant de nouveaux territoires tout en s’ouvrant aux autres. De ce mouvement naturel remis en marche, un rééquilibrage de ce qui fait le vivant dans toute sa diversité singulière et plurielle. Les champs d’actions d’un tel dispositif novateur, souple et collaboratif s’inscrivent dans un environnement déstabilisé faisant du centre de chaque être, le lien fondateur d’une humanité en mouvement : il ne suffit plus d’être informé sur le mauvais état de la planète et de sa biodiversité ni de déléguer des espérances auprès de représentants (politiques, associatifs…), il est désormais possible de rentrer dans son Histoire…

1 – L’innovation sociale à travers le Dictionnaire polyphonique (véritable ADN de l’outil Astrolabe Compendium, point focus de la démarche). L’Alpha et l’Omega de toute prise de conscience environnementale, une priorité universelle : l’égalité démocratique devant la maîtrise de la langue permet à chacun la réappropriation de sa parole, elle facilite ainsi un enrichissement de sa pensée (quel que soit l’origine, l’âge et le niveau…) susceptible de «nourrir» les échanges à l’intérieur de la communauté humaine. Du sur-mesure pour tous, au moyen d’un outil différent des pratiques académiques, permet une égalité devant l’accès aux savoirs, une redécouverte du plaisir d’apprendre et de créer. L’apprentissage d’une autonomie linguistique de la conscience collective dans le rapport de chacun à la planète. Le Dictionnaire polyphonique à grande échelle apporte ainsi une contribution singulière aux grands besoins vitaux de l’humanité (la faim, la santé, l’eau, la parole…) positionnant l’Astrolabe Compendium entre un réseau social nouvelle génération et une ONG.
2 – L’innovation sociétale combinant la révolution numérique et la souplesse de l’outil. Elle permet un changement de logiciel dans le rapport de chacun avec son espace social : prendre la parole et penser autrement l’idée de réseau social. Une circulation des savoirs remettant la personne au cœur d’elle-même ET d’une planète au centre de l’espace social. Tout part et revient vers le cœur, un écosystème de la citoyenneté faisant de ce récit collectif, un conservatoire encyclopédique du vivant en mouvement.

CARRE

ET

CERCLE

En lien avec Dictionnaire polyphonique

«Pour qu’il y ait communication il ne faut pas qu’elle soit directe mais toujours bifurcante…»  Leibnitz

 

EFFET DE GEOLOCALISATION — Le Centre de soi est un soleil, l’Absolu point aveugle d’une densité éclairante, il ne peut se regarder en face. Il concentre un essentiel éblouissant à l’intersection du monde matériel et du monde spirituel (là où l’horizontalité rencontre la verticalité) obligeant à détourner les yeux. Il crée ainsi la condition d’une lumineuse obscure clarté, la part inconnue de l’Etre, son éblouissante vérité intérieure révélée : apprendre à se détacher de soi et ouvrir les yeux sur autrui — cette autre partie de l’ailleurs de soi-même –, jusqu’à en être (dés)altéré. Le Centre oriente et fait  géolocalisation, clé du mouvement et du vivant, conditions d’un innommable et de ses inconnu(e)s. Ainsi assimilable à la matière noire de l’univers, creuset accélérateur de particules reliant l’infiniment petit (le moi intérieur) à l’infiniment grand (le cosmos), révélation d’un invisible devenant visible à une vitesse non perceptible. Du Moi au mot et au monde le Centre se diffracte (1), se dissémine, se métamorphose en force centrifuge, rayon laser cristallisant des molécules et propulsant mille facettes de soi-même en interactions. L’Unique devient Multiple pour et par le mot, le scintillement de sa magnificence : un écosystème du vivant en mouvement là où l’Un crée de l’Autre par l’accélération de son langage. 

(1) Le phénomène de la diffraction a été découvert en 1655 avec celle de la lumière par Grimaldi. Le comportement d’une onde se modifie quand elle rencontre un obstacle, la densité s’en trouve transformée et prend la forme d’une diffraction résultant de l’interférence provoquée, sa signature.

QUADRATURE DU CIEL (ET DU CERCLE…) — Le Centre fait cellule, noyau dur et satellites, organisme vivant, système de langage, ingénierie hybride très symbolique, numérique, architecture de cathédrales, biodiversité du semblable et du différent, anthropologie, sociologie, cosmologie, horlogerie minutieuse et même mystique, histoire de grandes routes et chemins de traverses,  littérature, philosophie… dans la symphonie d’une quête humaniste et utopique de la figure de l’autre. Il se construit autour de deux silhouettes géométriques : le carré et le cercle, une «quadrature du cercle» (2) faisant de la géolocalisation un moteur, lieu et lien des contraires dans l’art de l’équilibre des extrêmes. Le carré (4 en numérologie) incarne la figure du bâtisseur enracinant les fondations.  C’est l’image du maçon, du réel, du labeur, de la stabilité, de la vie pratique et du monde visible. Il crée des repères permettant au sujet de SAVOIR OU IL EST (4 points cardinaux, 4 pieds à une chaise…), là où le Corps affirme une temporalité, celle de la vérité de sa «Terre». Le cercle (5 en numérologie) incarne la figure de l’inventeur, celui qui trace de nouveaux horizons, imagine, déconstruit et outrepasse. C’est l’image de la liberté, de l’imaginaire, de l’infini, de la connaissance, de l’anticonformisme, de la communication et du monde invisible. Par son tourbillon intérieur il crée en permanence les conditions d’une ouverture sur l’ailleurs, il devient alors spirale, permettant au sujet de SAVOIR OU IL VEUT ALLER (l’au-delà des frontières, l’univers, l’humanisme…), là où l’Esprit affirme une intemporalité, celle de la vérité de son «Ciel». 

Carré et cercle ainsi réunis créent les conditions de la quête, celle d’une utopie du vivant pour une écologie de la personne, l’architecture intérieure d’un outil d’explorations et de nouveaux territoires appelé Astrolabe Compendium. A l’intersection de ce carré et ce cercle s’opère une géolocalisation. Un Centre point aveugle (« matière noire ») du sujet et source de sa  lumière intérieure faisant mouvement. Une substance invisible dont nous connaissons l’existence mais sans en comprendre la composition, on sait ce qu’il n’est pas mais on ne sait pas ce qu’il est… Il produit une énergie permettant au piéton voyageur de se déployer même si celle-ci n’interagit pas avec le sujet. Sans ce centre point de repère, le chantier Astrolabe Compendium n’existe pas, faute de gravité (l’équilibre entre le haut et le bas, le temporel et l’intemporel) et questionne indéfiniment le sujet : comment détecter un Centre calalyseur alors que nous n’en percevons que les effets (ce qui est écrit, dessiné, chanté, filmé… le visible du chantier) ? Telle la matière noire cosmique ou le soleil, il se dérobe en se révélant par bifurcation (une déflexion de la lumière de l’Un vers Autrui) dans son opacité éclairante. Le sens de la quête trouve sa source dans cet évitement…

(2) Problème tout autant géométrique qu’exercice spirituel symbolisant le passage du terrestre au céleste : la question du lien.

Le cercle avec un point au centre incarne la figure du Yin et du Yang, celle de l’Unité. Un  point immobile au centre de l’Etre ET au coeur de l’univers. Un «Tout» cyclique avec un commencement, un milieu et une fin partant d’un point puis s’élargissant et se différenciant en spirale. Ce Tout se contracte et disparaît en rentrant dans le point… Le philosophe Ch’uang Tzu dit de lui que c’est un « pivot naturel, centre immobile d’une circonférence sur le rebord de laquelle tournent toutes les contingences, les distinctions, les individualités.» (les rubriques et leurs exercices pratiques dans le chantier). L’hyper concentration de la géolocalisation permet la conscience de Soi et des Autres, une ouverture transformant le cercle en spirale, force centrifuge et mouvement, effet de réappropriation du sujet dans chaque rubrique, fertilisation de son propre monde.  On peut dire que notre vie tel un voyage avec l’Astrolabe débute par ce point : un minuscule œuf fertilisé. Le but à travers l’exploration est de faire retour à notre sphère originelle (celle de notre intégrité psychique) car notre conscience est une sphère. Bien que la terre tourne autour du soleil, du point de vue de l’homme c’est le soleil qui tourne autour de la terre. Selon ses changements mensuels de la position de la terre, le soleil est vu contre l’arrière-plan des douze secteurs de l’orbite elliptique de la terre, qui déterminent le zodiaque. Vivre c’est avoir à faire un énorme voyage, une sphère toute entière à enrouler, avant de retrouver notre demeure.

La spirale, forme naturelle de la croissance, est une énergie permettant le voyage. Elle est devenue, à travers les âges et les cultures, le symbole humain de la quête de l’âme vers la vie éternelle, à l’image des méandres internes du labyrinthe Astrolabe. Elle représente l’itinéraire du héros à la recherche de cet aboutissement où se trouve le secret de la vie. Tel un tourbillon sphérique se mouvant autour de son propre centre, elle associe les orientations internes et externes du mouvement.  Ce qui s’écrit à travers ce voyage dessine un mandala, expression du mouvement de la vie qui représente symboliquement l’Etre, l’Univers, l’union sacrée du cercle et du carré, du féminin et du masculin, de l’ombre et de la lumière, l’équilibre du Zénith avec le Nadir. En langue sanskrite le mandala est un cercle et symboliquement un centre à partir duquel se déploie tout un élan de création. Du microcosme au macrocosme, sa construction nous invite à retrouver la source de toute inspiration… 

Le temps lui-même est cyclique et, dans la spirale de ses saisons nous mesurons le progrès et l’approfondissement de notre entendement… Comme tout ce qui existe aux échelons inférieurs de la réalité, la spirale est un symbole. Elle représente l’éternité, car elle peut se prolonger indéfiniment. Symbole tournant perpétuellement sur lui-même en se dilatant et en se contactant, centre et circonférence interchangeable n’ayant ni commencement ni fin, tel un vortex sphérique. Le mouvement en spirale crée un centre et un «Tout», celui qui – combiné avec la contraction gravitationnelle – crée les systèmes solaires, leurs soleils, leurs planètes… 

Kosmos en Grec veut dire « ordre ». Il régit l’univers jusqu’aux niveaux microscopique et subatomique, structure et reflète notre conscience. La simple spirale bidimensionnelle provient à la fois de sa source et y retourne, c’est un continuum dont les extrémités s’opposent et sont pourtant une seule chose; elle révèle les cycles de changement dans le continuum et les alternances de polarités dans chaque cycle. Elle manifeste les principes d’expansion et de contraction. Toute personne intégrée, réalisée et véritablement individualisée (réappropriée) devient universelle. les indiens Dakotas disent que «L’année est un cercle autour du monde.» Le centre est le centre de tout lieu, le centre de toute personne ou de tout être. La fonction fondamentale de l’homme est donc de se comporter en tant que lien entre ciel et terre. Chaque personne est par conséquent axe central et possède intérieurement un axe central, le long duquel elle doit se mouvoir. L’axis Mundi ou «nombril de la terre» prend la forme symbolique de piliers, de pôles, de montagnes, de temples, de «spires» ou échelle de l’âme. A partir d’un axe sacré, tel l’essieu d’une roue, tout s’étend, irradie et tourne en spirale…

Il y a deux approches du Divin, toutes deux en spirales. L’une est le processus intérieur de régénération et d’intégration, obtenu à l’aide d’un mandala, qui concentre vers et à travers le centre ; l’autre est le pèlerinage, dans le monde extérieur ( comme le héros Parsifal ou Jason ou Gilgamesh…). Toutes les images qui prescrivent ces mouvements ont essentiellement un caractère de mandalas centralisant et ordonnant, parce qu’à n’importe quel niveau, ce mouvement est un écho et un symbole du mouvement cosmique. Tous les processus de spirales appartenant au «Grand Oeuvre» de la réalisation de soi ne sont que des analogies au niveau macrocosmique, répétés dans le corps de l’homme, de l’ordre tourbillonnaire universel. Celui-ci prend alors la forme du point immobile, non manifesté, qui se trouve au sommet de la tête.

Le labyrinthe est un cosmos pour ceux qui en connaissent le chemin et un chaos pour ceux qui y perdent le leur…

 

UN      CABINET

DE

CURIOSITES

Ici tout est vrai un peu faux…

 

 

CABINETS DE CURIOSITES : Ils apparaissent en Europe au XVIem siècle, à la Renaissance. Ce sont des pièces, parfois des meubles, exposant des choses «rares, nouvelles et singulières». Hétéroclites et baroques, on y trouve des collections diverses (*) – que l’on nomme des «raretés naturelles» — composées d’éléments artificiels (objets crées par l’homme), naturels (minéral, végétal, animal), scientifiques (instruments) et exotiques (plantes, animaux, herbiers, objets ethnographiques, mythiques), plus tard elles serviront de «fonds» à la constitution des musées, muséums ou jardins botaniques. Une distinction est souvent faite entre le cabinet de curiosités en tant que lieu et celui en tant que meuble. Au XVIem il n’y a que des musées privés, les cabinets en sont la meilleure illustration. On peut les visiter assez facilement avec une lettre d’introduction sauf pour de très rares exceptions. On distingue les riches cabinets princiers (Mazarin, Gaston d’Orléans…) et ceux d’amateurs éclairés moins fortunés, des érudits au sens premier du terme. Le meuble est à lui tout seul un objet de collection, souvent en ébène incrusté d’écailles ou de pierres, décoré par des artistes connus. Parfois des distinctions sont faites entre les cabinets du Nord de l’Europe et ceux du Sud, entre des tendances plus fastueuses pour les premiers et plus humanistes et cultivés pour les seconds. Le cabinet de curiosité est le microcosme de la planète et de la société (un Compendium ne disant pas son nom…) ayant pour fonction de donner à voir le monde, le comprendre et peut-être même en saisir les mécanismes de Création. Des vitrines pour un partage de la Connaissance afin que celle-ci devienne Savoir et peut-être Sagesse (même étymologie…) mais avec une approche plus scientifique. Parfois perçus comme loufoques, excentriques, étranges voire inquiétants, les «curieux», nom donné à leurs propriétaires et au-delà aux érudits de cette époque, aujourd’hui on dirait les «sachant», ne cherchent pas à accumuler et répertorier les objets ou les productions, comme le feront les encyclopédistes du XVIIIem, mais à pénétrer les secrets intimes de la Nature dans ce qu’elle a de fantastique même si chaque cabinet traduit, par ce qui y est exposé, la manière de penser le monde de son propriétaire… Sans doute le «curieux» est-il à la frontière du collectionneur et de l’encyclopédiste, la traduction mondaine et culturelle de l’évolution de la cartographie et des sciences en général, de l’ouverture des premières grandes routes maritimes et des expéditions à l’autre bout du monde,
ASTROLABE : Latin, astrolabium. astro/labore. Né dans l’Antiquité, l’astrolabe apparaît dans la navigation au XVIem siècle. Instrument propre à prendre la position des astres. Combinaison d’un outil de mesure et d’un système de projection stéréographique. Il fut un élément clé pour les grandes expéditions maritimes de Christophe Colomb, Magelan, Vasco de Gama…

Le spectacle vivant UN CABINET DE CURIOSITES et l’application ASTROLABE se reflètent l’un dans l’autre : le premier illustre l’activité de la seconde et celle-ci nourrit l’actualité du premier. Un jeu de miroir et d’équilibre sur un fil au service d’une même force centrifuge, la mise en scène de la Parole dans son infini mouvement de balancier. De cette altérité révélée, une caisse de résonnances et de textures-tessitures de voi(x)es singulières très plurielles, une chambre acoustique d’alter échos… — les lieux et les liens de l’Humain dans tous ses états.
« Mon beau miroir, dis-moi… », voici une manière de miroir oriental, c’est à dire « vénitien » (et non pas occidental, la nuance est d’importance…) révélant les vérités intérieures de la personne qui le contemple. Selon la tradition, il est orné d’un large cadre à mille facettes favorisant la diffraction de l’image sur l’ailleurs et les autres. Il fait «déraper» le reflet de celui ou celle qui le regarde vers quelque chose d’Autre, abandonnant le narcissisme occidental egocentrique se mirant invariablement dans la même transparence. Il invente du voyage, échappe à celui qui le regarde, crée indéfiniment de la différence, du partage et du mouvement (l’esprit même des « curieux » du XVIem, aujourd’hui celui du virtuel, le smartphone a remplacé le miroir…). Rien de figé rien de définitif, seulement une stabilité en partance vers un voyage immobile. Il fait de l’Etre un Centre propulsant l’essentiel du Moi en d’autres lieux, métamorphosant la sédentarité en nomadisme : tout se déplace, se croise et se décroise. Une métaphore de l’histoire originelle/originale du fil avec la Trame et le Texte (grec, étym. Texte = Tissu) pour une recherche inassouvie de territoires intérieurs/extérieurs, celle des grandes routes mêlant quête spirituelle et matérielle (commerce, culture, géopolitique, argent, mystique, stratégie militaire, vie monacale, arts, sciences…).
Autant le dire et le bâtir : un théâtre de l’UTOPIE (ubi/topos un lieu à créer quelque part, une immanence), celle d’une géolocalisation de la Vérité contemporaine en mouvement dans ses mille manières de raconter le monde connecté entremêlé, une époque où d’un clic ici devient ailleurs et redessine les frontières numériques de ses paroles infiniment migrantes. L’entrelacs des fils d’une Connaissance réappropriée permettant d’envisager un « métier à tisser le texte », une « petite fabrique de mythes », un progrès à rebour pour deux inventions ayant vu le jour au XVIem siècle…. — celui de la Renaissance, des miroirs, de l’art baroque et des grandes explorations.

UTOPIE : à prendre avec sa racine grecque « ubi/topos, en aucun lieu réel » et dans l’esprit de Thomas More (Utopia, une île située «ailleurs»), là où il y a quelque chose mais nulle part… Soit un sens difficilement admissible (in/ad/mittere : ne pouvant être reconnu comme tel quand la chose ne se présente pas à l’esprit comme un lieu).

La (dé)marche de mise en scène choisie dans cette Histoire intemporelle, joueuse et minutieuse, mobile, très itinérante, à la carte et sur-mesure.. un canevas de road movie sur un fil, pose la question fondatrice de l’Autre et du mouvement de sa Parole, déjà très éclairante au XVIem, l’essence de ce travail. Quelle ingénierie silencieuse du vivant à travers les siècles pousse l’Etre à devoir toujours aller de l’avant… — l’invention et l’exploration de quel réel ? Aller au bout du bout de mille manières et se hâter lentement : pourquoi Magellan, les routards d' »Easy rider », les mystiques espagnols du moyen-âge, les passeuses-liseuses-diseuses au fil du destin dans l’Ardèche du XIIem siècle, la saudade brésilienne, les aventures de Ferdinand et Marianne dans « Pierrot le fou » de Godard, le fado, les hippies sur Katmandou, « No direction home Dylan » de Scorsese, les « fous » de l’Art Brut, les moines de Tibérine, Boby Sands dans sa prison d’Irlande du Nord, Admunsen en Antarctique, le Foucauld du désert, etc… ce qui fait routes, traces, trajectoires, traversées ?
Aujourd’hui les voyages singuliers d’un Astrolabe du XXIem siècle dans les territoires du virtuel… — défricher/déchiffrer, la même (en)quête ? Mille langues d’un corps écrit dans la totalité heureuse de sa plénitude, une lenteur méticuleuse racontant le mystère de ce qui fait silence et mouvement, sublimation des sens et des signes entre le visible et le caché. Quelque chose de l’imperceptible, similaire à ce qui échappe toujours et trace les arabesques de l’Etre et de la Lettre dans l’espace du peintre et de sa toile. Une mystique de la chair du monde, un peu de sa saveur. Une utopie en contre jour et contre-temps, clair-obscur baroque d’une Marche et de sa Parole, là où les deux s’épousent s’opposent et s’écrivent encore lorsqu’elles se révèlent à la naissance puis se perdent dès les premiers mois pour mieux se retrouver dans un apprentissage socialisé, marqueur de l’évolution… faire ses premiers pas en quelques mots. Un jeu de navette et de métier à tisser, l’Etre et l’élan majuscule du piéton voyageur dans ses renaissances perpétuelles.

Aller de l’avant… là où le mécanisme s’articule autour d’un «élan altérant» (introduisant du double dans l’unique), un pas en alternance où l’Un rejoint obligatoirement l’Autre avant que celui-ci ne doive à nouveau lâcher prise… — un déséquilibre à rétablir sur un fil de soi/e bien nommé («fil de la vie» et signe du destin, 9 mois à dos de chameaux sur la route du même nom raconte la légende). Un instant en suspension échappant à la conscience et faisant de ce mouvement instantané une éternité, un temps détruit créateur de durée révélant la part inconnue de l’Etre («Une recherche de la base et du sommet» René Char)… — une mise en scène de la traversée des apparences. Un mouvement naturel d’équilibre réajusté, un déséquilibre abandonné, un porte-à-faux du vivant assumé, transfigurant et bouleversant le réel d’un sujet à la fois blessé par le manque de l’autre puis lumineusement consolé (cum/solis, avec le soleil) par ce même autre, selon une opération de type éniantologique (enios/logos, discours de contraires complémentaires). Une figure fondatrice du vivant dans son jeu des opposés entre le haut et le bas, le chaud et le froid, le masculin et le féminin, le yin et le yang, le Zénith et le Nadir, le vrai et le faux… Quelque chose de similaire à la mythologie grecque du symbolisme vulcanien des enfers et des ténèbres ou du taoisme «Pour qu’il y ait de la lumière il faut de l’ombre et pour qu’il y ait de l’ombre il faut de la lumière». Tout l’enjeu de cette mise en espace encyclopédique, vitrine de l’aventure individuelle de chacun mais aussi conte philosophique : comment être (dés)altéré par la Parole d’autrui ? Une dualité sur un fil, un je ne sais quoi presque rien de la Connaissance jonglant avec la Vérité, «l’innommable paradoxal» inscrit dans le mouvement du monde et l’équilibre de son épuisement.
L’éphémère durable, l’insaisissable point aveugle…

Décor des corps… si la vie est un théâtre et le destin son voyage, il faut savoir faire ses bagages. Ici une malle, l’alpha et l’omega de la scène, le point d’ancrage du spectacle… le compendium du ciel et de son clou, le récit d’une légende. Dans l’Antiquité le cosmos fût longtemps représenté par une voute céleste – chapiteau, retenue en son centre par… un clou chargé « de raconter et porter le monde» avec la crainte lancinante de sa chute (celle des gaulois et du ciel pouvant «tomber sur la tête»). De cette densité compactée tenue en haleine, le fil et le mouvement du récit, l’équilibre de l’univers… — l’infiniment petit rejoint l’infiniment grand avec une lourde charge symbolique.
La malle cache et révèle, clot et délivre, oublie et ressuscite le jour/la nuit, enchante ou angoisse, devient complice de tous les jours et tours de passe-passe, féconde, nourrit et abolit. Elle se fait coffre à jouets/jouer des trésors imaginaires, île, refuge, terre de robinsonnades, radeau de la Méduse, caverne des ténèbres, ombre portée de choses cachées, théâtre miniature ou tapis volant, crâne freudien de Hamlet et de l’univers shakespearien, grotte des origines, éclosion de la vie, oeuf de la Création dans la tradition péruvienne… renaissance universelle. L’unique personnage d’un monde où l’essentiel n’est qu’accessoires.

 

Quel cirque là-dedans ! Métaphore d’une caverne d’Ali Baba ou de la cour des miracles des papes en Avignon autrefois, on y trouve de tout… un smartphone (l’Astrolabe du XXIem, un outil de connexion et de géolocalisation), une lanterne magique (pour la projection des différents travaux encyclopédiques… « Petit musée des aperçus », « Autoportraits », « Cartographie imaginaire des quartiers », « Planches encyclopédiques », etc…), un carnet de voyage (les mots la main dans le sac, l’écriture au long cours, récits d’ici et d’ailleurs, notes et autres observations…), une mappemonde, des manuscrits, des cordes, des lettres de l’alphabet, des cartes, des instruments de musique, des chiffres, une vieille lampe, un chapeau, une loupe, des pinceaux et un tableau… Tous surgissent de la malle et y retournent pour mieux réapparaître. Rien n’est figé, seulement en transit.

 

5 acteurs, 5 « piétons voyageurs » répartis dans 5 thématiques encyclopédiques. Acteur 1 : histoire, mémoire collective, croyances, religions… Acteur 2 : citations, références, étymologies, philosophie, sociologie, symbolisme, biographie… Acteur 3 : géographie, sciences, mathématiques, littérature, météorologie, arts plastiques… Acteur 4 : musique, cinéma, vidéo, photographie, théâtre, chorégraphie, cirque… Acteur 5 : tourisme, patrimoine, médecine, correspondances, gastronomie, sports…
Ces personnages vivants plus vrais que nature jouent plusieurs rôles à la fois, se croisent et se décroisent, leur nombre varie selon les besoins de la mise en scène (il est demandé à certain(e)s quelques dispositions pour le chant, le mime, les arts du cirque…). La troupe s’autorise à inviter des personnes rencontrées par hasard et apporter leurs contributions, même pour une seule représentation. Espace et texte ouverts au quatre vents dans un aléatoire très structuré. Une philosophie du fil et de son équilibre, mille je(ux) avec le vide…

 

Le CABINET DE CURIOSITES met en scène un écosystème polyphonique où rien ne se perd et où tout se recycle. Un organisme vivant, sans queue ni tête, générant une Parole unique et plurielle émise par un Narrateur aux multiples visages, les 5 piétons voyageurs. L’ensemble est perpétuellement alimenté par l’application ASTROLABE. Ce « flux qui parle » devient un matériau, la substance malléable et segmentable d’un discours, le récit en réseau d’une humanité n’en finissant jamais de se (dé)connecter et se réapproprier le monde qui l’entoure.
Un Texte-matière de proches extrémités où la rupture — incarnées par les infinies géolocalisations des piétons voyageurs, autant de petits miroirs vénitiens « portant » le spectacle, son clou… — crée le lien mais non la distance. Une instabilité désirable génératrice de toutes les jouissances de l’ambivalence libérée : rupture ET continuité, bifurcations ET cohérences, transgressions ET respects de la langue, jeux baroque de l’endroit ET de son inverse… — effets encyclopédiques de la marche en avant d’une Parole bousculée perpétuellement dé-placée, secrets du mouvement à plein Temps. En somme, être soi au fond du miroir mais sans tenir en place : la ligne brisée, meilleure alliée de la navigation disent les marins. Toute l’ingénierie d’un patchwork « d’écritures au mètre » à tisser puis (re)coudre, autorisant jonglages, connexions, combinaisons, réquilibrages sur les fils d’un Sens polyphonique… — autant de nouveaux territoires recrées. Une épiphanie (grec, epifenaios, apparition) du langage et de son réel, une vérité jamais sûre dans ses lieux insaisissables. Ainsi les conditions paradoxales pour y parler géographie, physique, littérature, gastronomie, politique, amour et courtoisie… — le tout en un d’un lieu commun baroque. Celui d’un Salon littéraire du XVIIem, du bistrot du coin, de soirées près du feu, d’une salle de concert, d’un numéro de music hall, d’une réunion politique, d’une conférence à la Sorbonne, d’un réseau social, d’une aventure encyclopédique, d’un jardin d’enfants, d’une méditation en Himalaya, d’une pub à la TV, d’une confession d’alchimiste, ou de gribouillis sur un bout de papier.., l’Unité disparate de l’Etre et de ses discours.
Une Parole déplacée… — sans doute sa signature.

POLYPHONIE : combinaison de plusieurs mélodies chantées ou jouées en même temps.

Cette souplesse garantit une mise en scène à la carte permettant d’être au service des lieux proposés (café, théâtre, galerie, centre culturel et pourquoi pas chez des particuliers…), de leurs conditions (superficie, horaires, budgets). Le client peut donc peut « faire son marché » à travers la diversité des thématiques encyclopédiques proposées et de l’écriture sur-mesure, choisir ce qui lui convient exactement (l’Astrolabe, un instrument de précision…). Un spectacle road movie épousant la réalité du monde et de son instant pour en saisir la quintessence et le super/ficiel (latin, super/facere… ce qui se fait au-delà).
Il faut de la fracturation, de la déstabilisation, un élan dans la tectonique des plaques pour déplacer la pensée et créer les conditions d’une réinvention du réel. Le spectateur doit accepter de se laisser embarquer dans cet objet insaisissable (l’utopie ne pouvant être considérée de loin), s’égarer un peu sans se perdre — devenir de nouveaux Magelan, Colomb, Vasco de Gama… –, là où quelque chose se dérobe en permanence dans la mise en tension du réel. Une crise (au sens originel de séparation) salutaire du langage, la dislocation de ses repères pour d’autres nouvelles renaissances. Une aspiration vers un inconnu destructurant mais possible car tout rêve n’est pas chimère, seulement le dérangement du présent pour mieux en arranger l’avenir.
Elargir le champ des possibles jusqu’à en explorer l’ailleurs.

2019

                                    

 

 

 

 

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