C AR T O G RA P HI E        I M AGI N A I R E    

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Q U A R T IE R S

 

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RUBRIQUES, REAPPROPRIATION, APPLICATIONS, TEXTE FONDATEURS, MONDES, MERVEILLES...
Rubrique 3 AILLEURS ET LES AUTRES, réappropriation de l’Espace, application CARTOGRAPHIE IMAGINAIRE DES QUARTIERS, texte fondateur SALINIERES-SUR-GUERANDE, 3em monde SPATIAL, 3em merveille « MONASTERE DES METEORES » en Grèce, en lien avec CARTE POSTALE, TIMBRE POSTE, ICI EST AILLEURS, CONNEXIONS, PAYS PAYSANS PAYSAGES, ESPECES D’ESPACES, VOUTE TERRESTRE.

 

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M O D     D ‘ E M P L O I

ESPACES INTERIEURS


L’occasion de redessiner son espace personnel (matériel : papier, crayons, palette graphique), l’endroit qui « parle » le plus : appartement, maison, jardin, lieux publics, etc… ou d’imaginer les environnements les plus désirables. Faire parler son « ailleurs » en toute liberté avec des plans, des cartes, des quartiers improbables… qui seront ensuite juxtaposés. Une mémoire collective du dehors et du dedans.

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Pour revenir au menu principal, cliquez sur 64 APPLICATIONS PRATIQUES ou au menu particulier en allant sur APPLICATIONS PRATIQUES rubrique 3. Vous pouvez voyager ailleurs en tapant  MODE D’EMPLOI, LA VIE MOLESKINE, CARNET DEGUISE, ECRITURE DE L’ESPACE, COMPENDIUM COULEURS,  DISSEMINATION, SAINT JULIEN EN JARREZ, CROIX ROUSSE, YVONNE TRANCHANT, GUSTAVE FLAUBERT, AUTOPORTRAIT, RUE JACOB… ou en proposant un mot de votre choix.

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 DIDIER COFFY

Logo YouTube ASTROLABE  COMPENDIUM Didier Coffy —  PLAYLIST  MUSIQUE ET CINEMA « Bande originale du film de la vie (1 et 2) ». 

 » La Renaissance est une période décisive dans l’évolution de la cartographie occidentale. Les cosmographes s’inspirent de la Géographie de Ptolémée, géographe et astronome grec du IIem siècle, qui a proposé des systèmes de projection et fondé la construction des cartes sur le calcul des coordonnées géographiques. Les navigateurs, en découvrant des terres nouvelles, remettent en question l’ancien ordre du monde. La diffusion des informations est considérablement élargie par la publication de textes et la gravure de cartes. La France n’occupe pas une place de premier plan dans tous ces domaines, mais elle n’est pas absente du réseau d’échanges, qui fait progresser connaissances et méthodes. Ses rois encouragent volontiers les différents types de cartographie : l’image de la France se confond avec celle de son monarque, l’administration et la défense du royaume appellent l’usage de cartes. En outre, dès le XVIem siècle, l’Église suscite l’élaboration de cartes de diocèses, des cartes qui seront renouvelées, au XVIIem siècle, par Nicolas et Guillaume Sanson, et remplacées, au XVIIIem siècle, par des documents à plus grande échelle qui bénéficieront des travaux menés sur le terrain. Enfin, une cartographie pratique, antérieure à la renaissance ptoléméenne, introduit un genre figuratif, marqué par la participation des peintres.  » Monique Pelletier « Cartographie de la France et du monde de la Renaissance au Siècle des lumières ». 

1984 – 2008

En 1538 le mathématicien et géographe Gérard Mercator fait paraître sa première carte du monde sans savoir qu’il va révolutionner la cosmographie. Quelques années plus tard il publie 18 feuilles dites «projections de Mercator» fournissant des informations nouvelles sur les contours de la Terre. Elles bouleverseront la manière de naviguer, transformeront la représentation du réel et par là-même la place de l’Homme dans le cosmos… L’idée, privilégiant l’usage du compas et la sauvegarde des angles, consiste à projeter la surface terrestre sur un cylindre tangent où les méridiens s’espacent régulièrement tandis que les distances entre les parallèles augmentent avec la latitude. La courbe coupe les méridiens d’une sphère sous un angle n’empruntant pas le chemin le plus court. La ligne droite devient alors une ligne d’azimut constante, on parle de route loxodromique (grec, course oblique) autorisant quelques largesses avec la précision du trait. Même si en apparence les surfaces ne sont plus les mêmes, la distorsion augmentant au fur et à mesure de l’éloignement de l’équateur vers des pôles que la carte ne peut couvrir (d’où une même superficie entre le Groenland et l’Afrique alors que cette dernière est 14 fois plus grande…), les cartes de Mercator ouvrent de nouveaux horizons sur la manière d’aborder le voyage et le monde. Son invention rencontre le siècle avec l’amélioration des outils de mesure (la géodésie) et celle des registres offrant des sources statistiques exactes et faisant un peu oublier la navigation «à l’estime». Elle bénéficie aussi du développement de l’imprimerie permettant à la cartographie d’être de plus en plus fiable et de trouver son public. Le succès et l’importance de ses recherches amènent le mathématicien à être accusé d’hérésie par l’Eglise, rapprochant son personnage de ceux de Copernic et Galilée…, plus tard sa célèbre mappemonde fait apparaître des territoires inexacts dans l’hémisphère Sud (James Cook à la fin du XVIIIem en apporte la preuve…) mais l’essentiel est ailleurs : Mercator donne de la perspective au réel.
Le mot «projection» lui-même fait beaucoup voyager — action de jeter, lancer un corps (et son âme ?), il vient du latin projectum, supin de projicere, «pro» en avant et «jacere» jeter –. Son récit raconte les fluctuations de l’imaginaire collectif sur la perception du monde par-delà la ligne d’horizon, la migration des hommes et de leurs langages, l’idée que l’Etre se fait de l’ailleurs. Il transgresse et dépasse, génère du rêve dans l’air du temps, oxygène la modernité, re-déploie la vie au-delà de sa ligne d’horizon, nourrit une croyance en une terre toujours plus grande et mystérieuse. Mercator se réapproprie le mot pour en faire un porte-voix/voie à contre-courant, ouvrant l’appétit des aventures à l’oblique et non en ligne droite, institutionnalisant le privilège de la bifurcation au détriment du chemin directe (*). Il le métamorphose en un terme existentiel incarnant l’essence même de l’Etre dans la dualité de ses contraires. Toujours prendre de la distance à en faire buissonner la vie (cette tangente qui taille la route … une terminologie hippie quelques siècles plus tard) et autant de chemins de traverses, une proche extrémité avec l’essentiel. Mercator parle au vivant et à ses contradictions, donne du volume à l’horizontalité et fait de la carte une écriture, le récit d’un monde à défricher et déchiffrer. Une quête de l’au-delà des limites, une ré-évolution de la perception de la planète pour un tour complet de chacun sur soi-même. L’exploration de l’Autre dans tous ses territoires.
(*) Le philosophe Leibnitz, vers la fin de sa vie en 1716, ne dira pas autre chose en matière de communication : «pour qu’une parole soit féconde il faut la faire bifurquer sans jamais la rendre directe…».
Géographiquement, «projection» est un mot poly/phonique (combinaison de plusieurs mélodies chantées ou jouées en même temps) avec divers modes de représentation à plat sur le papier d’un globe ou de quelqu’une de ses parties. Il produit du langage à travers les siècles… « Ptolémée a rendu de grands services en rassemblant toutes les déterminations de longitude et de latitude des lieux et en jetant les fondements de la méthode des projections pour la construction des cartes géographiques » raconte LAPLACE – «Il y a dans l’astronomie et la géographie descriptives trois espèces principales de projections : celle de Ptolémée, qui a ensuite pris le nom de Gemma Frisius, c’est la projection stéréographique ; la deuxième celle de Rogas, qu’on nomme projection orthogonale ou orthographique… enfin la troisième celle de Lahire  qui remédie à quelques imperfections des deux premières » dit encore LEVEQUE. Multiforme il se fait projection polaire, représentation de la terre ou du ciel sur le plan de l’un des cercles polaires. Mais aussi projection isocylindrique qui, au lieu de conserver les angles comme la précédente, conserve les surfaces. En astronomie celle d’un objet sur un plan, «Quand nous regardons un cube il est certain que tous les côtés que nous voyons ne font presque jamais de projection ou d’image d’égale grandeur » philosophe MALEBRANCHE — «Les premiers astronomes s’aperçurent, par la projection de l’ombre de la terre dans les éclipses de lune, que la terre était ronde» conclut VOLTAIRE. Une polyphonie d’observations pour une polyphonie de «projections» se faisant mouvement et jeu d’apparences… les recherches de Nicolas Sadi Carnot de nombreuses années plus tard. « Un cabinet de curiosités » Didier Coffy.

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EXPOSITIONS « FILS DE LA VIE », « CARTOGRAPHIE » LYON (2007)

 

 DI VIN

MAISON D’ARTICHEQUE (SEPT 2017)

Dans une maison il faut : des livres, des plantes, de la peinture et de la musique et puis un chat.

 

 

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